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L'écrivain prend Catherine dès son berceau, dans cette famille des Médicis où il la voit grandir et s'instruire à l'école de l'ambition et de l'hypocrisie. Il la suit en France quand elle a épousé le second fils de François I®''. Mais arrivé sur le trône, Henri II tint sa femme à Técart des affaires. Il la considérait comme <( la plus grande brouillone du monde * ». C'est là que le remaniement a été le plus heureux. Mais le texte de 1575 était déjà une peinture assez vigoureuse de cette illustre famille de Florentins. Et ce n'est pas à Catherine seule que l'écrivain, dans l'emportement de sa polémique, s'en prend comme à l'auteur de nos maux, mais à tout ce qui est italien : à Machiavel, à l'Eglise romaine. « Catherine de Médicis est Italienne et Florentine. [Catherine en premier lieu est Florentine]. Entre les nations, l'Italie emporte le prix de finesse et subtilité : en Italie la Toscane, en Toscane la ville de Florence, les proverbes en sont communs -, » — Relisez tout ce qui est dit dans V Apologie pour Hérodote sur la nation italienne k plus que tout autre praticienne de ruses ^ » . — « Ceste maison ayant esté long espace de temps cachée à Florence sous la lie du peuple, en petites mettes... commença à hausser le front par le moyen d'un charbonnier [en petite estime... commença à s'éclaircir au monde par un charbonnier] . . . Cestuy eut un fils médecin... Et comme nous voyons aujourd'huy les gens de mestier prendre pour marque et enseigne l'un de leurs principaux outils, les massons un marteau ou une truelle, les tailleurs des ciseaux : pareillement cestuy ci print pour ses armoiries cinq pillules en nombre non pair... «et davantage : u le surnom de Médicis en nombre plurier (à la façon d'Italie) [en nombre pluriel*]. » « Cette maison empiéta la domination tyrannique [elle parvint à la tyrannie] en laquelle elle a sceu se fortifier de telle sorte avec le temps, que le duc de Florence dernier mort... en tiroit annuellement jusques à douze cent mil ducats... pour marcher plus à l'aise comme à deux pieds sur le ventre de sa patrie [pour tenir ses propres