‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 121 sur 533 · Cf. ApoU · texte numérisé non relu

Cf. ApoU

*. Disc, merv., 10.

9. Disc, merv.y p. 11. Dans cette situation le texte de Du Bellay a été légèrement modifié(Qoî/4if d oisiveté... El qui dessous Vorgneil... Couve Vambition..."^^. Ces vers Siint

La figure de Laurent de Médicis est posée en deux traîLs : « un homme confit en toutes sortes de vilenies... un homme aveuglé d'ambition, à qui ne restoit que d'estre grand pour faire de grans maux. » C'est admirablement écrit! Quant au portrait de Catherine, il se poursuit, par touches successives, dans la suite de rhistoire. J'ai dit que le texte de lf)76 aggravait la satire; par exemple dans cette phrase ajoutée : <( Je ne veux point m'arrester à ses premiers ans, ni m'enqucrir de ses plaisirs secrets K » Quand elle n'était encore que la duchesse d'Orléuns, on la soupçonna d'avoir fait empoisonner le Dauphin François. ¥â quand elle devint dauphine, elle gagna les bonnes grâces « de la grand' seneschalle, depuis duchesse de Valentinois » et « n'eut honte d'estre comme maque-

relie «^ ».

Nous ne reviendrons pas sur la 2^ partie du discours, puisque nous en avons discuté l'esprit dans notre introduction. Notons seulement que l'écrivain, au lieu de nous donner une relation sèche des guerres civiles, a pris soin de rechercher les causes qui les avaient provoquées, et qu'enfin la précision des faits n'empêche ni la couleur du style ni Témotion dramatique du récit. Catherine de Médicis est reine de France : « Vous lavez vue Huguenote à l'envi du lloy de Navarre : maintenant vous la verrez catholique en despit du prince de Condé ^. » A Dreux, « elle seule gagna la victoire ^ ». Quant au roy, il ressemblait « à un personnage muet en une farce, qui ne sert qu'à se pourmcner sur un échafaut, ou ne dit que ce qu'on lui soufHe à Toreille ^ ». Surviennent les négociations du mariage de Madame avec le prince de Navarre : « le roy faisoit de l'impatient... alléguant en substance ce qu'Homère fait dire à Junon en quelque passage :

Je finiray vos querelleux débats Dedans un lict par nuptiaux esbats... v)

placés au milieu des pièces qu'Ksliennc a le plus annotées : (vol. de Lyon, p. 357 Regrets, Kdit. Liseux, sonnet lxwiii). On lit aussi dans le premier texte que le médecin du pape fut soupçonné « de Ta voir empoisonné ». Ces mots sont ainsi modifiés dans le second texte : « de lui avoir donné le boucon. » Rappelons-nous les plaisanteries macabres d'Estiennc sur le houcon de cercelat. {ApoL, I, 97 et Dialog., I, 371).

Page 1