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7. Dial.y I. 211. I/épiKi*a"ii^i<^ latine citée par H. Estienne, et dont M. Rist. n*indique pas la provenance, se lit dans la 3* édition il576^ des poésies latines de Th. de Bèze [V. notice appendice V. Il est pixibable que Hcze faisait allusion aux épousailles de Quélus avec Henri III. (X le passade de d'Aubigné, éd. Lalanne, p. 103.
K. Dial, I. 2l!»ct2M>.
Les courtisans dans les dialogues 12d
doute à rimitation du costume que portent les seigneurs allemands^. Quant aux chausses, on s*est mis à en faire « sans brayette, que les uns ont appelées chausses à la gregesque,,. les autres, tout en un mot, gregesques,.. Il y a aussi des chausses à la gigot te ^ lesquelles s'attachent au dessous du genou ». C'est encore une mode nouvelle ^.
Ces détails de toilette prennent aux yeux d'Estienne une valeur expressément morale. Ils révèlent des états d'âme. Voici maintenant les gestes et les révérences : les pantins s'agitent. (( Il ne faudra plus aller jusques à Romme pour baiser la pantoufle ou le soulier ...desjà on ne parle d'autre chouse que de se vouloir entrebaiser la scarpe l'un à l'autre ^. » Philausone note cependant que les Français ne sont pas aussi gesticula teurs que les Italiens. Estienne l'avait déjà dit dans la préface de la Conformité, « La mode des Italiens, est d'accompagner leurs propos de gestes, voire de parler une partie par gestes ; chose de mauvaise grâce à ceux qui ne l'ont accoustumée * » Autre différence entre les deux pays : en France, à la cour, les hommes embrassent les femmes, même avant de les connaître, quand ils se présentent dans une compagnie ^. En Italie ce sont les hommes qui « s'entre-baisent et mesmement à Venise les gentilshommes qui sont appelez les magnifiques messers ^. » En France « le baise-main est fort commun, non pas de faict, mais de parole ^ ». Ce n'est plus qu'une figure. Et à ce propos, Estienne se livre à une savante dissertation sur l'histoire du baiser dans tous les temps : le baiser de Judas, celui donné par les conjurés à César, etc.^. C'est le pendant de l'histoire de l'éventail. Ces rapprochements auraient été plus amusants, si l'auteur les avait réduits à deux ou trois réflexions ; mais leur longueur alourdit la marche du dialogue, qui redevient ailleurs plus leste et plus enlevé.
Pour définir « l'homme de service )) Estienne produit ime variété de termes tout à fait riche : « c'est un homme accort, c'est un bon cerveau, il a l'esprit sublin, c'est un grec, etc. ^ ». Celui-là c'est le courtisan habile, c'est le renard qui vit aux dépens du corbeau, ou