‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 145 sur 533 · Ibid,, I · texte numérisé non relu

Ibid,, I

3. Voyez les vers cités par Ëstiennef Apol.^ 1, 127. V. Livre premier de la MéUmorphase d'Ovide (1530), éd. Jannet, t. III, p. 164.

4. « Ita verti gallice », écrit-il en mar^e, à côté de sa traduction latine :

Exanime hoc nostrum, Graii, nunc cœdite corpus : Vcl Icporum insultât dcfuncto ut turba leoni.

Volume de Berne p. 11. (V. notre appendice II.)

ESSAIS POÉTIQUES i4S

Ni la vipère au pied foulée se sentant : Que la femme jalouse est de fureur esprise Contre celle par qui sa place elle voit prise * .

Dans la Conformitéy il compare trois versions en vers d*un même passage, pris au IV* livre de V Enéide de Virgile : il préfère la première aux deux autres k comme de Tor à de Targent » et il y loue le choix des mots, Ténergie , Tharmonie et la propriété ; enfin l'exactitude du sens :

Pieca la roine estant au vif touchée

D*un grief souci, à sa playe cachée

Donnoit dedans ses veines nourriture :

Et la cuisante et secrette poincture

Du feu couvert, qui la brusle et enflamme^

AUoit tousjours gangnant place en son ame '.

Il ajoute que le traducteur « pour maintenant se passera bien d'estre nommé » : ce traducteur, c'est peut-être Estienne luimême ^. Ce qui le prouverait, ce sont d'autres fragments de Virgile traduits en vers qu'il a mis dans sa Précellence^ et où, cette fois, il s'est nommé : c'est la même touche de style, la même vigueur un peu lourde, avec le souci d'être exact et de rendre tous les effets du modèle :

Comme un lion que poind d'une grand faim la rage, Fait parmi les troupeaux un horrible carnage, Entraînant, démembrant, pour son ventre assouvir '*, etc.

Ou encore, dans VEpistre au Boy^ douze alexandrins :

Comme en une grandVille abondamment peuplée Qui par sédition vient à eslre troublée '*... etc.

Henri Estienne avait lu la traduction complète de Des Masures et les deux livres traduits par J. du Bellay ^. A propos d'un sonnet

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