‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 152 sur 533 · Ihid.t p. 136, épigr. m · texte numérisé non relu

Ihid.t p. 136, épigr. m

7. ■ Mais quoy? nous ne pouvons estre anjçcs. »; cite par II. Eslicnnc: cf. Marot, étlii. Jannet, I, p. 184. — Prém,, 140 cl 1 il, épigr. viii cl la note en pi*osc.

Au langage des métiers, il emprunte encore des comparaisons expressives :

Estant de bas or, crains la touche ^.

A la nature, il prend des images gracieuses qu'il présente avec goût :

Sagesse es jeunes requérir,

C^est vouloir le fniict se meurir

Avant que la saison le porte '.

— Si par ce monde veux aisément voyager, Et quand Theure viendra, volontiers desloger, Pense : en ce monde sui comme oiseau passager '.

Il traite avec force le^lieu commun de la mort : "*

Mais ce que comme faict ton esprit imagine, Si la mort te survient, ira tost en ruine. Je le di notamment quant à tes bastimens. Car à peine vois-tu des uns les fondemens, Que tu oses desja les autres commancer *.

et le ton devient brutal : il s'adresse à un prince et lui reproche de

Ne penser Qu'on ne verra ton corps passer Par ou tant d'autres passeront, Quand retirez d'ici seront :

J'enten, passer par pourriture '.

Les souvenirs des livres saints Tinspirent; il entend encore le psaume de David :

Le Dieu, le fort, l'éternel parlera • ;

et c'est dans les vers de Henri Estienne, comme dans la traduction de Marot, avec sans doute chez Marot plus de poésie soutenue et plus d'entente du rythme, la même simplicité forte de l'expression. En somme, on pourrait faire de ces proverbes moraux et de ces sentences bibliques, développées avec tant de sincérité par Henri

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