‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 153 sur 533 · Ibid.^ p. 202, épigr. xi · texte numérisé non relu

Ibid.^ p. 202, épigr. xi

6. Ps. L dans Marot. Édil. Jannct, IV, p. 125; — Cite dans VApol,, I, 186.

Estienne^ un extrait dont on élaguerait les passages où le style a trahi sa pensée, qui viendrait à la suite du psautier de Marot, et représenterait dignement l'inspiration religieuse des réformés vers la fin du XVI* siècle.

Comment le jugement de H. Estienne sur les poètes de la Pléiade s^éclaire par rannotation manuscrite des poésies de J. Du Bellay. — Valeur de ces notes et de ces traits de plume : Féloge a été mêlé à la critique. — Estienne a relevé chez Du Bellay les imitations des poètes latins, anciens et modernes; il s'est occupé à la fois de la langue et du style. En quoi ses remarques diffèrent du commentaire de Malherbe sur Desporles. — Réserve observée par Estienne à Tégard de Ronsard.

Ce que Henri Estienne pensait, en général, des poètes de la Pléiade et de J. Du Bellay en particulier, nous Tentrevoyons par ce qu'il nous en a dit dans ses ouvrages. En regard de ses déclarations qui n ont pas toujours été aussi explicites que nous Taurions souhaité, nous placerons à titre d'éclaircissement et d' u illustration » un document resté inédit : c'est le volume des poésies de Joachim du Bellay, que Henri Estienne avait annoté, et qui par les observations écrites aux marges, par les vers soulignés en grand nombre, témoigne d*une lecture suivie et très attentive ^ C'est ici surtout, à propos des critiques adressées à la Pléiade par notre auteur, qu'il convient de nous y arrêter, et d'en préciser la juste valeur.

Supposez qu'il ne nous reste aucun spécimen de l'écriture d'Estienne, dont nous puissions rapprocher les notes manuscrites du volume de Lyon, il n'en serait pas moins certain pour nous que ces notes sont de lui : il y est tout entier avec les idées qui lui sont chères, avec ses habitudes d'esprit, avec aussi ses préjugés et ses manies. Certaines de ces remarques sembleront sans grand intérêt, si on les détache de l'ensemble ; et je ne prétends pas qu'elles soient toutes également profondes ou curieuses : notes marginales ou traits de plume, ne prennent de signification qu'autant qu*on les compare les uns avec les autres, et qu'on les classe. Au reste , il serait injuste de reprocher à cette annotation son manque de cohésion ou ses lacunes. Il serait téméraire de lui faire dire plus qu'elle n'a voulu dire. Si les observations, grammaticales ou littéraires,

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