‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 165 sur 533 · Prémices^ p. 130 e( paasim · texte numérisé non relu

Prémices^ p. 130 e( paasim

6. Demi., II, 140, V. Défense et Hluetr., livre I, chap. 1. — Cf. le sonniH xlv des Regrets (vol. de Lyon, 341) où Du Bellay interpelle la mnrsstre Xalure. Estienne a souligné le mot, et le cite dans ses Dialogues [ibid,)

7. Dial., Il, 141 et 144. Cf. Prémices, 121. H. Di»L, II, 143.

9. Ibid.y II, 142. Cf. Du Bellay (souligné dans le vol. de Lyon, 321). « Las, où est maintenant ce mespris de Fortune ? » (Regrets, sonnet vi.)

t6i li. ESTIENKB ÉCRIVAIK PRAM^AIS

l'art poétique ', » il les accuse toujours de /ui^ennùer. Cette Fois, c'est Antoine de Baïf qu'il dénonce, lui qui s 'inspirant d'Horace, a écrit :

0 déesse de grand puissance

A qui rendent obéissance

Les habitans du monde bas *...

De ce paganisme relèvent encore ces autres expressions dont plusieurs sont « nouvelles » dans la langue : fatal, fatalité^ :

L'astre bening de ma fatalité* ;

les astres, au lieu de dire Dieu : et les dérivés de ces mots que nous étudierons plus loin, en constatant que plusieurs étaient dus, non pas précisément à l'impiété, mais à l'influence de la poésie italienne. Et de même Ëstienne a blâmé chez Du Bellay : '< les destins amis ^»et:

Combien sur les humains le Sort a de pouvoir *

En lisant le poète qui peut-être n'y avait point pris garde, il relevait par ce mot sévère « philosophia imp'ia ^ » des vers qui lui appelaient k la philosophie stoïque » plus que « la religion christianique ^ » :

Mais bien Jedy...

Que ce grand Tout doil quelquefois périr.

La profanation s'étend pour lui à des qualificatifs comme divin, majesté, appliqués aux hommes ou aux choses, à ce qui par essence est borné, faible et périssable. 11 ne souffre pas que l'on

1. 11 semble qu'Ëstienoe ftise alluMon aux vers mMiir^, hits tur les rythmes antiques, d'A, de Baïf. Les )>oèteg dont il parle ici ont terit, dil-ii • depuis 35 ans, ou environ > c'est-à-dire vers 15S9. U ne s^git donc plus de Du Bellay.

1. Prémiceâ, 110. Estienne semble reprocher 1 Baïf de ne pas avoir averti scx lecteurs que ses vers étaient traduits, quoique librement, d'Horace : • O Diva gratum quic régis Antium. "

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