‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 171 sur 533 · Le mot était connu au xvt* siècle. (Cf. Dict, général · texte numérisé non relu

Le mot était connu au xvt* siècle. (Cf. Dict, général

11. Le mot n'apparaît qu'au xviii* siècle, dans V Encyclopédie, (Cf. Dict, yen.)

nombre chez Du Bellay qui d'ailleurs n'allait pas toujours en cela jusqu^à la manie de la préciosité italienne :

... Mais la doulce rudesse D*une belle, courtoise et gentille maistresse, Qui fait languir ton cœur doulcement langoureux K •r— D*une saincle fureur sainctemenl agité '. — Je ne chante (Magny), je pleure mes ennuys, Ou pour le dire mieulx, en pleurant je les chante, Si bien qu'en les chantant, souvent je les enchante '•

— Et n'est qui tant me plaise

Comme le déplaisir.

De la mort en elTect

L'espoir vivre me faict *.

Pareils traits sont fréquents chez Ronsard, il en emprunte à Pétrarque :

Rien ne me plaist sinon ce qui m'ennuie '. — Quand je fus pris au doux commencement D'une douceur si doucettement douce *.

... Amour me fait errer Si hautement, que je n'ose espérer De mon salut que la désespérance ^.

On sent déjà venir dans cette recherche de Tantithèse « le fin du fin » le :

a Belle Philis, on désespère Alors qu'on espère toujours ! a

Cest du marinisme avant Marino !

Toutefois, la répétition du mot ne va pas, chez Du Bellay, sans une certaine grâce :

Et votre esprit plus beau que la beauté ^,

1. Vol. de Lyon, 330, passage souligne. Noie marginale : « douee^ doucement », La disposition même des traits de plume indique à elle seule la critique d'Eslienne. Regret», sonnet xxiv.) 1, Ihid,, 320. {Regreti, sonnet m.)

3. Ihid.y 334, vers souligné, note marginale : « sic alibi ». (Regrets, xii.) .

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