‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 184 sur 533 · I. V. A. Lcfrnnc, Histoire du CoUè(je de France · texte numérisé non relu

I. V. A. Lcfrnnc, Histoire du CoUè(je de France

î. Kn 1J13; il fut nommé nu Collôp* dt* Kraiirt' on l.')»)». V. HlanolitMuain, Vie de Uitmard <Kuvres, t. VIII, p.issitn . CW V. Hn|)i(nut : De J. Aurati... viln et Litine *r rtp t is jHiem a l ih us.

.1. V. la pit'ce de vers latins coiupo^ôc \Miv Jounues Auratus ou l'hoiiiu'ur de l'iinpriiiierie He Hob. Kstienne -tlans }f;iilt,iire, p. Mi et sui\ . ; datée de IJnj<»^re*i, aiim> l'»3s).

4. V. n«>tiv eliap. préeétlenl, p. 17<». (Kitiv la piree que tradui*«it I)u Hellay. Tiirni'he éen\it d'autres vei's latin»* >ur la littt''i-atiire «lu joui*. [\' . Teditiim <l«' m'»» umu re»«, Straslxiuiy. 1600, 3 tomes .

j, l^zare «le liiiïf avait traduit en Nei-^ IVanvais Electre V;\\\^. 1.*».^ . elie/ Hob. K^lifiine el Hè^ihe Pari»*, ir>ii, ihid. . Kino\é en l.»Ju a la du-te <le Spir-e, \\ aN.id enunené avec lui (Jiarles Kstienne et llou»«anl. alin'> l\\:c de sei/e an-. Il éiriNit des traite'» diirehéolnjfie eli*>sicpie. nouveaux piuir Irpoipie. l.c^ cdilinns tpn i*n liirt-nt données par Charles Kstienne et iniprinu'i"* ehe/ Hi'hi'it. oui de pluTi'l ndi-iet «p> fllrs niMis otTrent des lexiques île mots l.din«« tr.iiluils ni langue \uluani*: •< 1 )i' vc \ t'-t j.niii, %a«4Milaria el na\ali •*, l.')*.!. (\{. notre appcndiee ^ul- la l)d)lii>llu-((ue di' 11. lisiiciiiu^ W «ur I^zare de liaïf la notiee d<' llauréau. dan> \ Histoire hll. »ln \t.iiiie, t. 1. p. JJT.

o. V. les ouvraj^es de Hehillé- et d K tie Mmli' ( iti'«» iIau- notre hildio^r. l)aii«. la Confttrmitè, p. 16, il. K>lienne a iviulu lionnnauo à (i. Hiidr.

enthousiasme la Pléiade n'avait-elle pas accueilli son Anacréon c mis « pour la première fois au jour et traduit en latin », en 1554- :

Je vay boire à Heniy Es tien ne, Qui des enfers nous a rendu Du vieil Anacréon perdu La douce lyre teïenne... ^

Sa version en vers latins est certes un pur chef-d'œuvre de goût et d'élégance. Peut-être la curiosité seule a-t-elle à regretter la disparition de la version en vers français que, dit-on, il avait aussi faite. Il nous reste du moins celle que donna Rémi Belleau. Il est vrai que Ronsard déclarait son ami a un trop sec biberon pour un tourneur d' Anacréon ». La plaisanterie était au fond une critique assez juste. Toutefois Belleau fait mieux que traduire; il a su reproduire dans des compositions originales, la grâce du modèle grec. Ronsard s'en est aussi inspiré. La veine anacréontique, comme le dit Sainte-Beuve, « servit à tempérer le pindarique * ».

Il semble à première vue que Ronsard et Du Bellay aient été plus ardents et plus hardis qu'Estienne à défendre les droits du français contre la prépondérance du latin : « C'est un crime de « leze majesté, dit Ronsard dans sa préface de la Franciade, « d^abandonner le lan^^age de son pays, vivant et florissant, pour « vouloir déterrer je ne sçay quelle cendre des anciens et abbayer « les verves des trespassez ». Pour lui, il a souhaité bien des fois que « les divines testes et sacrées aux muses des Joseph Scaliger, Daurat, Pimpont, d'Emery, Florent Ghrestien, Passerat, voulussent ...prendre pitié, comme bons enfants, de leur pauvre mère naturelle *^ ». Et Du Bellay gourmande les poètes qui osent rivaliser avec les Latins dans leur propre langue : vaine entreprise où ils échoueront fatalement. Mais remarquez où lardeur de la polémique entraine Ronsard : à refuser toute valeur et tout intérêt à ce latin moderne. Car, après les compliments à l'adresse des « divines testes », il ajoute que la langue romaine ne vit plus que » dans le chant de nos églises et psalmes chantés au lutrin », ou nelsert plus

1. Ronsard, t. II, p. 353 ; v. Sainlc-Beuve, Tableau de la poésie française au XVI* sièclej t. II, p. 289 et suiv. Ces pièces grivcqucs sont en réalité des imitations M anacrét>ntiques » datant des périodes alexandrine et byzantine. H. Estienne savait lui-même à quoi s'en tenir sur ce point. En les mettant sous le nom du poète de Téos, il a voulu donner plus de rententissement â sa découverte. Cette fausse attribution lui valut les justes reproches de Robertello. (V. Renouard, Ànn., P-3'î4, note 1.)

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