‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 220 sur 533 · Ibid., 199 et · texte numérisé non relu

Ibid., 199 et

5. Ibid.j 205. Cette satire est en réalité la Bible de Guiot de Provins (même époque) ; V. G. Paris : Litt. fr. au moyen àge^ cKap. III, § 105. Même confusion faite par Pasquier qui écrit : a Hugues de Bersy au commencement de sa bible Guiot... » {Rechercheif p. 789, livre VIII, cliap. 64.)

6. Précell,^ 193. Judas Machabée^ poème attribué à Pierre du Ries; v. G. Paris, Lilt. fr. au moyen Age, chap. II, § 138. Si M. Huguet s*était moins empressé de reproduire la note de L. Feugèrc, il n'aurait pas attribué ta citation de H. Estienne à la traduction en vers de deux livres de la Bible faite par OctoWan de Sainct-Gelays, et publiée en 1514 (autre édit. en 1521).

7. Précell.y 283. Cf. notre 1^ partie, p. 86. V. dans le Manuel de Brunet les éditions de la fin du xv* siècle de Jean du Pré et d'Antoine Vérard, etc. ; au xri* siècle, celles de Nicolas des Prés (1505), Michel le Noir (1509), etc.

8. Ibid.f 215, 242, etc., cité aussi dans leâ Prémices (Épttre au lecteur).

l'étude de la vieille langue 227

Tim pression faite en 1528 : c'était le roman, selon lui « le plus digne d*estre leu entre tous, comme il est le plus long de beaucoup ^ ». Nous avons dit qu'il avait possédé un recueil important de fabliaux ^. Il aimait à citer les proverbes dans leur texte ancien. Il en montra au roy Henri III « un vieil livre escrit à la main ^ ». Il ne cessait pas de lire cette vieille littérature, et d'en rechercher les monuments. Dans Tépitre qu'il a mise en tête de ses Premices^il déclare que depuis le temps où il a composé la Précellence, il a beaucoup appris par la lecture des ce rommans que je disois au dit Roy nous estre comme « des rabins pour la cognoissance de plusieurs choses qui appar- « tiennent à nostre langage, et mesmement des proverbes ». Il a mieux fait que de citer ces témoins de l'ancien langage, il en avait Tintelligence, il en étudiait l'histoire.

A ce point de vue, l'homme du xvi* siècle qui se rapproche le plus de Henri Estienne, par ses travaux et par ses idées, c'est Tauleur des Recherches de la France^ Estienne Pasquier. Certes, il a sur Estienne l'avantage que nous avons aussi reconnu à Fauchet d*avoir appliqué plus directement et sans théorie préconçue une méthode déjà sûre aux recherches historiques *. Sans disperser comme Henri Estienne son activité en des études multiples, il a patiemment élevé un monument consacré aux institutions et à la littérature de son pays. Mais, par contre, il serait injuste d'opposer à ce qu'Estienne a cependant fait, le VII* et le VIII® livres des Recherches de la France^ où Pasquier traite longuement de l'origine et du caractère de la langue et de la poésie française. Si Pasquier a dit sur plusieurs points les mêmes choses que Henri Estienne, et s'il Ta complété sur d'autres, n'oublions pas qu'il est venu après lui. Le premier livre des Recherches avait paru ^ en 1560; en <o96, Pasquier n'avait encore publié que les six premiers livres. Il faut arriver jusqu'en 1611 pour trouver le VII* livre dans la dernière édition donnée du vivant de Pasquier, et jusqu'en 1621 pour avoir enfin les dix livres, « avec des augmentations tirées de la bibliothèque de l'auteur ». Pasquier s'est plaint lui-même ® que

î. Prém.^ ihid.

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