‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 221 sur 533 · Prém. 'Épitre · texte numérisé non relu

Prém. 'Épitre

4. Pasquier compulse les documents directs : par exemple le mémorial de fa Chambre des comptes, les registres du Parlement, les ordonnances royales, etc. Il c^l arrhiriste.

b. V. sur les éditions des Recherches de la France, notre bibliographie. «. Pasq., Lettres, t. I, p. 454 : à Monsieur Pitou. Cf. t. I, p. 539, à La Croix du Mans Pasquier ne faisait pas sans doute allusion 4 Kauchct, car il en parle dans une

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plusieurs aient mis son œuvre à contribution, sans le citer ; mais il n'avait alors mis en lumière que les deux premiers livres; il ajoute que c*est la raison qui lui a fait retarder la publication de ses quatre derniers qu'il conservait « par devers lui ». les communiquant seulement à ses amis. Dans la préface de 1596, il proteste encore contre les plagiaires, mais c'est à la partie plus spécialement historique des Recherches qu'ils s'en étaient pris. Au VllI^ livre, Pasquier citera H. Estienne et sa Précellence, en le saluant de ces mots : « à tout seigneur, tout honneur * », et quelques lignes plus loin, il rapporte, tout en la discutant, une étjmologie proposée par Estienne : « car, dit-il, je ne luy veux rien dérober 2 ».

Or Pasquier a fait dans ce VI I« livre ^ de plus larges emprunts à la Précellence qu'il ne l'avoue, en particulier dans les chapitres consacrés à l'étude des mots et des locutions*. Non d'ailleurs qu'il n'ait eu ce mérite d'augmenter le nombre déjà considérable de proverbes recueillis par H. Estienne. Mais il s'est encore plus copieusement servi des Dialogues du nouveau langage. Plusieurs des italianismes marquants, longuement discutés dans les Dialogues, Pasquier les reprend à son tour, en reproduisant parfois le contexte de son devancier et sans ici ajouter beaucoup à ce que l'autre avait dit •*». 11 y a donc lieu de s'étonner que Pasquier, dans ses Recherches^ ne

lie SCS lettres avec grande estime. « Personnage qui, sans fard et hypocrisie, s'est iHuditi À ces vieilles rechei^ches, lequel vous y pourra servir d un bon guide ». {Ihid., 1, I, p. 557, à La Croi.t.)

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