PrécelL, ibid. Cf. Ut. tusp
4. Estienne ne cite que le dérivé alvergueria ; PréeelLj 298 ; cf. le Vieux haut alle^ nund : heriberga, campement militaire. — Qu'il soit entendu que si dans les notes qui M rapportent à ce chapitre et au suivant, nous rappelons, à Toccasion et pour la clarté de la lecture, les étymologies véritables ou vraisemblables, nous n'avons point prétendu faire, à propos de H. Estienne, un cours d'étymolo(^ie.
âiO II. CSTIENNE r.KAMMAlRIFN FRANÇAIS
A ce propos Estlenne fait ce singulier raisonnement : « je di qu'il est vraisemblable que nous Tayons de nos ancestres gaulois veu qu'aujourd'huy encore les Alemans en usent ». La théorie d'Estienne c'est donc que Tallemand de son temps dérive du gaulois, ou plutôt que gaulois et germain étaient à Torigine une même langue . Dans ses Dialogues il cite le mot heaume en observant que les Allemands disent encore helniK Au gaulois, Estienne attribue franchement, synonyme de librement '^'^ hranc (un hranc d'acier) -^ Il ignore que le mot de guerre, qu'il reproche aux Italiens d'avoir dérobé aux Français, les uns et les autres le doivent également aux Allemands *.
Il y a cependant quelques mots qu'Estienne revendique, non sans raison, pour le gaulois (nous dirions pour le celtique)^ et dont il a trouvé Torigine signalée par les grammairiens latins :
Bulga (dans Lucilius, cité par Festus) d'où houge et le diminutif bougette « plus employé que le primitif. Cependant on dit encore : il a bien rempli ses bouges (il a fait un ^rand gain) ^ ». Bec dans Suétone ^ ; benne^ d'après Festus ; Estienne retrouve le mot dans le picard beneau *. Sayon est un diminutif de Sage; et le mot de sagum^ les Latins l'avaient pris aux Gaulois ^. 11 en est de même pour arepennis dans Columelle*®, arpent ; pour braca, d'où hraie^K
Mais Estienne a le tort de rattacher soldat et souldoyer à soldurius^ (mot gaulois, si nous en croyons César ^^). Quant à compagnons (subst. plur.), il se trompe en le dérivant de combennones (dans Festus) ; il indique, il est vrai, mais en la repoussant, Tétymologie de compain qu'il trouve dans le picard*"*.
1. Dial.^ I, 348. M. Rinlelhubcr semble n'avoii* pas compris la confusion faite par Estienne entre le i^aulois et le {j^ermain, et la distinction que d'autre part il établissait entre l'ancien germain et le germain moderne, c'est-à-dire Tallemand.
2. Franc appartient plulùt aux Germains qu'aux Celtes. Cf. Scheler et K5King.