‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 24 sur 533 · Rejçistrc» du Conseil, année 1570 (n» 65, f · texte numérisé non relu

Rejçistrc» du Conseil, année 1570 (n» 65, f

2. 1569 : Th. Bezœ poematttm editio secunda. V. notre appendice I.

3. C'est là ce qu'un examen attentif nous a fait constater. V. notre appendice. Personne avant nous n'a soupçonné ce fait; pei-sonne d'ailleurs n'avait étudié ce procès. Renouard l'a ignoré. Dans la procédure qui se rapporte à l'afTairc des Diulogues il est repiMché à H. Kstienne de ne pas avoir fait les retranchements qu'on lui avait ordonnés « non seulement en cest endroit, mais aussi en son Apolo^cic et Epitcrammes. •> Allusion d'ailleurs inexacte : Estienne n'avait pas eu A retrancher ses Épi^çrammcs, puisque le Conseil s'en était charjçé. (V. Dial., 1, xxiv.)

4. Cramer, p. 165. C'est, comme nous nous en sommes assuré en nous reportant aux Registres du Consistoire, le texte exact du procès-verbal.

5. n y a une contradiction entre la date du 6 févr. indiquée par le registre du Consistoire, et celle des 9 et 10 févr. donnée par le répertoire des procès criminels.

l'affaire des ÉPir.RAMMES 23

Henri Estienne ne se tint pas pour battu. Il essaya de se faire rendre le livre saisi :

« 13 avril 1570. Henry Estienne a présenté requeste afin de luy rendre des epigrammes qui luy furent saisis dernièrement : ceux qui n^ont rien de commun avec les autres qui n'ont esté repris ', avec permission de mettre en lumière le Thésaurus lingua [sic) gra^cœ -, Plutarche grec et latin 3, Diogenes Laertius et Hérodote grec^; arresté d'v avoir ad vis ^. » Mais ce fut en vain : « H avril lo70. Sur sa dernière requeste touchant quelques livres : arresté suyvant Tadvis qu'on a eu, de ne luy rendre nullement rien qui soit des epigrammes, luy permettant au reste d'imprimer les livres qu'il a requis pourvu qu'il n'y adjouste espitre ny autre qui n'ayt esté vu ^. »

Reste à savoir ce que sont devenues ces pièces latines supprimées parla censure; car enfin, si Estienne n'est pas rentré en possession des feuilles imprimées, il en avait chez lui le manuscrit. L'aurait-il égaré, sa mémoire si tenace lui restait. En dépit du Conseil, quelques-unes de ces epigrammes, et de celles mêmes qui avaient été spécialement visées, ont survécu : Estienne les a replacées dans d*autres ouvrages. Il en avait mis déjà dans le volume de 1509, à la suite des poésies de Th. de Bèze, puisque aussi bien il avait dans Timpression détruite de 1 570, repris tout ce qui avait antérieurement paru, mais en l'augmentant de pièces nouvelles. Il est infiniment probable que les vers à l'adresse d'un Paulus et d'un Posthumus^ signalés dans la procédure, sont les mêmes que nous lisons sous ce litre dans le volume de 1569 ^. Les excellentes gens du Conseil ne se sont point doutés que dans ces nouveautés auxquelles ils refusaient Testampille, il y avait une certaine part de vieux. Le volume de 1369 nous permet de juger du talent de Henri Estienne dans la satire latine, appliquée à des sujets modernes : on y retrouve la verve caustique qu'il a déployée dans sa prose française, et le souci des mêmes idées morales. Aussi bien le goût de l'épigramme se

(Comment leConseil renvoie-t-il au Consistoire II. Estienne, s'ilyadëjâ comparu? Si le procès-verbal de la séance du Conseil est vraiment des 9 et 10 février, il faut reporter le procès-verbal du Consistoire après le 10 (à moins que ce ne soit l'inverse, la dBie marquée par le registre du Consistoire étant exacte).

I. CesIrA-dire rien de commun avec les traductions latines de l'Anthologie qui n*a%'aicnt pas été censurées. V. notre appendice.

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