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4. Lat. êUBp.j 198. Glorificare est dans Sulpice-Sévère (Gcelzer); sanctificare dans Saint-Jérôme (ib.). Glorifier : xii" (dans Lit.). Le vieux fr. disait seintefier (xii* et xfii*, Dicl. gén.). Calvin écrit sanctifier {Instit. dans Lit.) : mais même sous cette forme refaite, le c était muet. (V. Thurot, II, 333.) Létifier : xv* et xvi«, dans la Bible de Lefevre d'Étaples (v. God.) Estienne ne cite ici que la forme latine.
5. C'est ce qu'Estienne a dit encore en latin dans le De Lipsii laiiniiate, p. 537 : A ut ab Evandri seculo ad nostrum pcr infinitos scalarum jrradus descendam... •»
HISTOIRE DE LA LATINITÉ 2ol
doctoral ' » qui bravait trop les règles de la grammaire, et qui empruntait plus à la langue vulgaire qu'il ne lui donnait. « Et comment envoyait-on ad ordos gens si ignorans ? » s'écriait Menot M qui n'en sçavait guère d'avantage qu'eux 2. » Il n'en est pas moins vrai que quelques-unes de ces formules plus ou moins barbares tombaient dans le domaine commun et venaient s'y mêler aux locutions latines du Palais et de l'Université : « il est meschant/)cr omnes casus; — il en prend ab hoc et ab hac ^. » Le peuple finissait par s'en emparer, et, les comprenant mal, les déformait :
« 11 y a longtemps aussi qu'on a dict en latinizant Liperquam^ comme faire du liperquam^oa faire le liperquam : au lieu de dire luy per quem » c'est-à-dire, selon Rob. Est. (fr.-lat.) « se monstrer le grand gouverneur : per quem omnia geruntur et administrantur ». — u Pareillement qu'on dict at^oir campos * » (eleutheria agere, vel liberalia; fr.-lat.) c'està-dire avoir congé, — « comme aussi i7 en veut avoir per fas e nefas^ car la populasse prononce ainsi, non pas el ne fas — et qu'on a dict Je veux sçavoir per quant régulant ^ ».
Rien de commun d'ailleurs entre le jargon des clercs et la langue propre de l'Eglise qui a laissé au français, comme à l'italien, comme aux autres langues modernes, des termes techniques et des mots abstraits ^.
Ce latin scolastique nous a déjà fait sortir des limites extrêmes de la latinité légitime/ Ce qu'Estienne appelle le latin « barbare ou semi-barbare » est, sous une dénomination un peu vague, le latin du moyen âge, qui, tout en s'imprégnant d'idiotismes empruntés aux langues modernes, réagit à son tour sur elles par influence « savante » ou littéraire. De ces réactions diverses, Estienne n'a qu'une idée très confuse ; du moins les a-t-il entrevues. Il avoue que beaucoup de mots français paraissent venus de mots du latin barbare, à moins que ce ne soient ces mots barbares qui aient été tirés à l'origine de mots français ou « gaulois '^ » .