‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 245 sur 533 · Oiai., II · texte numérisé non relu

Oiai., II

6. Ce que nous avions A dire avec II. Entienne sur la lanfruo rcli)?ieuse, nous I achèverons dans le chapitre suivant sur le fonds grec.

7. LmL «osp., 339. Par Gallica verba il entend tantôt le français de sr)n temps, tantôt l'ancien lan|ra(re des Gaulois, distinct du latin ^v. plus haut^

252 II. ESTIENNE GRAMMAlRIEiN FKANÇAIS

Dans son livre des Prémices^ ^ Estienne posera de nouveau ce problème, en recherchant Torigine du proverbe vulgaire « U homme propose^ Dieu dispose », « soit que nous Tayons pris de ces termes latins ecclésiastiques : Homo proponit^ Deus disponii; soit qu'en ces mots on ait suivi les nostres, c'est à dire qu'on ait suivi notre façon de parler ». 11 remarque quen effet disponii (dans ce sens) est inconnu au latin classique ^, que c'est précisément un « sens français » et il en rapproche ces locutions : Je vous laisserai/ disposer de cela A votre volonté (au lieu de dire en ordonner) ; disposition testamentaire.

Dans le De latinitate suspecta il dit qu'on trouverait de ce latin « francisé » dans un recueil de vieilles lois et coutumes ^. Il j renvoie son lecteur; quant à lui, il craint d'entrer « dans ce gouffre des mots barbares. » 11 se borne à en citer quelques-uns, mais qui sont assez frappants : ils nous montrent précisément sous cette langue prétendue barbare le latin vulgaire :

Par exemple : caballicare ^, appreliare^, « additions faites à la latinité », mais comme Estienne l'observe lui-même, dérivés de mois purement latins ; il en rapproche justement chevaucher^ apprétier. D'autres formes sont la transition même du latin au français : vervex a été changé en herbexy puis en berbix qui est dans le recueil ci d'où nous avons fait brebis •. Ailleurs il a lu « formago^ d'où notre mot formage ou fourmage ' », et s'il se refuse à tirer mascher du « barbare » masticare^ c'est qu'il songe au grec ;xa(Tx<r9a( *.

Enfin, quand l'intermédiaire manque, Estienne le restitue : n^estce pas le procédé d'induction qu'emploient les romanistes?

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