Lîpêii lat,, p
6. t Choses fantastiques », Orcsme (dans LU.) ; phanlnsticus dans saint Augustin.
7. V. //yp., 113; Rob. Est., 15 i9, traduit seulement par mi/e«; le latin-français donne « êiruliotes^ homme de (guerre. *» Lacurne cite un texte de J. Marol. L'italien ^ ttrudiotlo. On peut donc conclure que le mot est venu au français par le basgrec.
8. Apol., I, 2S0; Littré n'en donne pas d'exemple antérieur au xvi*.
9. Str»tegema est cependant dans Cicéron : le lat.-fr. donne la forme altérée strnlagtma, d'où le mot français a sans doute été tiré. Stratagème n'est pas d'ailleurs dans Uob. Estienne.
directe, et comme nous dirions aujourd'hui « populaire^. » Si nous écartons ce paralogisme, il nous suiEra de rétablir Tintennédiaire entre le grec et le français, c'est-à-dire le latin, quand Estieane a eu le tort de le supprimer. Cette correction nous permettra de mesurer, avec lui, Fimportance du fonds grec dans le français du xvi^ siècle. Dans le traité de la Conformité^ Ëstienne a pris soin de classer une partie des mots « purem^t et entièrement grecs, quant à leur origine,... par ordre des matières et comme des lieux communs des significations -. » Quant aux autres mots « de diverses sortes et tels qu'on ne les pourroit bonnement réduire sous un certain tiltre )) il les a placés dans Tordre alphabétique 3. Nous ferons de même, tout en recherchant ceux qui sont arrivés dans la lan^e au xvi" siècle *.
LiËl'X COMMUNS DES SIGNIFICATIONS
1® Mots de la langue religieuse^.
Nous avons vu plus haut Timportance qu'Estienne attribuait à la Vulgate dans l'histoire de la latinité. Un grand nombre de mots « concernans nostre religion » proviennent de la traduction latine du Nouveau Testament.
« Hypocrita • et eleemosyna ^ d'où nous avons tiré hypocrite et auniosne. Ceux qui les ont rcjelés, et qui ont traduit i'un par Simulator^ l'autre par benignitas ou stips^ ont sans doute parlé latin ; mais sans rendre le moins du monde la force de ces mots ^recs. » Il en est de même pour ces autres devenus justement latins : angeli*^ ido-
1. C'est ce qu'il fait encore dans ses Hypomneses ; v. p. 113. a Neque eoim nos e rivo potius quain e fonte ha*c posteriora [vocabula] hausissse puto, id est a Latinis potius quam ab ipsis Gnecis accepisse... h Cf. Lat. susp.^ p. 95-9K, et 102-132.