Conform.y J91; « advertisscmcnt du livre troisième
3. Ihid.^ 197; la table, ou « ix^cucil alphabétique » termine le volume.
4. On voudra bien se rappeler ici ce que nous avons fait observer à pi'opos des latinismes; les questions de dates restent trop incertaines, trop sujettes A caution pour permettre des ailirmations qu'un texte inédit ou négligé viendrait démentir.
5. V. Conform.y p. 195 et Lat, Musp.j p. 315 et sq., 322 et sq. Les dates ou les citations que nous donnons dans notre texte sans référence se rapportent au dict. de Littré.
6. Hypocrita a le sens de mime dans Quintilien et Suétone, le sens moderne dans la Vulgate et saint Jér()me (Goclzer). Hypocrite : xiii* s. dans Lit.
7. « Eleemosina : pitié qu'on ha d'un povre, et la miséricoi*de qu'on luy fait en luy aidant de noz biens. Aumosne. » {Roh. Est. 1552). latin vulgaire almosina. xu* s. dans Lit. Le mot avait donc cncora au xvi* les deux sens de pitié et de don,
8. Esticnnc cite le vieux français angel [Lat. susp.^ 322). (Dans Roland.)
MOTS GRECS DE LA LAiNGLE HELIGIEUSE 287
lam ', baplismus^; il est absurde de leur chercher des équivalents dans le latin classique, et de faire comme un certain traducteur du Nouveau Testament qui a cru bon de changer baptismus en lotio, au gelas en genii^ idola et idolairœ en deasiri et deastricolœ ', ethnicus en extraneus^ ! Ce dernier mot, remarque Eslienne, n*a pas été pris par le français ; a mais nous avons su rendre ici le sens du grec, en imitant son procédé de dérivation : si d'ê6vo{ les Grecs ont tiré ^Ovtxoç, de pays nous avons îormé payen * ». Estienne aurait pu rappeler ici l'appellation de gentils (un dérivé de gens) que nous retrouvons dans Marot : « Ressource despetitsy Lumière des gentils^ Et d'Israël la gloire *. » C'est une formation analogue.
Le sens chrétien de reliquiœ^, au sens du français les reliques {des morts) apparaît déjà dans la latinité profane et classique, par exemple dans Virgile et dans Suétone ; les Latins avaient restreint le sens du mot à rimitatîondu grec Xs('fava. Voilà donc, si nous en croyons Estienne, un mot grec sous Tinfluence duquel le latin classique tend à prendre un sens qui se précise dans la langue chrétienne ''.
D*autres termes venus de la même source sont passés au français avec une double forme : scandalum, esclandre et scandale, Estienne observe qu^escUndre avait dans la vieille langue le même sens que scandale dans le français de son temps ; au surplus, il doute que scandalum soit un terme vraiment grec •. — Dlasphemare : blasmer et blasphémer ; le sens général du grec pXao^v)<jie(v : blesser le renom ou la renommée^ se restreint dans la Vulgate au sens particulier de u manquer de respect à Dieu ». Estienne ne se contente pas d'indiquer la double forme du mot en fran-
1. IdU (forme populaire^ et idole forme savante dans Roland. IdoUstre : xiii* dans Lit.
2. Balisme, xn* s. dans Lit.] baptesme, xin* s. {ibid.); baptizer^ Roland.