L. CLiifB!CT. — Henri E$tienne
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Il K^raïf U'Uv'THïrf. d atlirmer que Tinlluence italienne ait également agi dan» l/>uti;n i:f% t//umurei»; elle est plus sensible dans cette façon de parler que i;ite, efi la critiquant, l'auteur du Moyen de Parvenir : « la soupe se mànt/e, je pindariMe; je cuidois dire : on mange la soupe^ ».
I/eiieinple HJf^naJé par Knlienne comme un néologisme : je me suis esi'lurvide telle chose^ peut tenir aussi à la construction italienne; c'est le iii(*ine MeriM pannif. I^ Crusca donne un exemple de rischiararsiy mais pris MU HeriH propn* : riâvhiarandosi alquanlo il tempo (Boccace). Cf. Amyot : M le tcmpH commmence k s'esclaircir » (dans Lit.\,
Nous avoiiN inHisté sur cette tournure, parce que c'est peut-être le fuit de syntaxe où rinfluence italienne a paru à quelques-uns le mieux établie. Dr nous ne sommes arrivés qu*à une sinaple présomption ; dans les autres cas, sauf dans deux ou trois, il nous a été aussi imjHtssible d'atteindre à la certitude* Au moment où nous ctotobs
I. M. Vou<jirU a toiH ile l^ttrtt^iu'r untv|uemeat À lit^liea Lnjupns tie Jbitiaiyiif. p. U>9 . M. Hu^uet tait du vvntrutiv si«r ju<t<r$ nrr«enke» ytftlujf -ie BaàeiaiSs p. i'** : et*, i/ats. IKArms. wi'v» ^>. îv^*» et Bruriot^ Griflt. k.^.. î* eiiiL. p. ûià. On sait v(u ett Kt>iheu le rv'rtvxhi **.* piVîul au ^*«* passif * st iic*. tl -« iiL tiiihtur: « è difttu^ d s est vil t. dis'tuiu est b :t :xal.t,e. ui part:cuii; « 3 «<t ;ia m «a|el m régime : ce n'est v(Me le s.^^'u*^ «iu m.s»'^ ;.m>:^i.' L^* itu'tn ^ui tiubiL J.ictiua devient \m ^u et JM u^Kiutuj *H >i 'e ^^^t^tts .'u ^ «.*•'. >caao?uv ^* 'Dai*ouii>w Miii£^ aruBaUvemisnt. <{uut (^u eu ii»etit evi'(.ji''K^^ <• i ii>iM.. e^ Isiuctiuc^ "Mi* jv V:«nouxi.. m ds4 vrwinfHmi to reileciî; ^4? . X'* Vie*. /'•*•« n. >jtn,t, i^» ^ n/ -^jin., *. I". i. "i^. -tt? A irmL tnaçaise*
par le .-etlcvai iiujv(uc m. »v hw »vr »'ii ^m j>»4 ^« rn*n le "*« lure. ««oïl ans aduin
l'influence italienne sur la syntaxe 323
saisir la trace de Tinfluence italienne dans la syntaxe française, nous la perdons, pour arriver jusqu'à la vieille langue, et pour constater simplement « la concorde des deux langages )>, le développement parallèle que l'italien et le franvais ont suivi depuis leur commune origine. Tout au plus pouvons-nous apercevoir les points où çà et là le contact s'est produit, où la syntaxe italienne a pu faire dévier la marche naturelle de la syntaxe française, mais les lois de cette pénétration nous échappent.
Au contraire, Tétude comparée des deux lexiques nous place avec Henri Estienne sur un terrain solide. Ici d*abord les témoignages contemporains de cette histoire sont nombreux et formels ; et de plus, les procédés d'investigation que la science nous donne, deviennent précis et certains.