‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 357 sur 533 · V. le Die t. gén · texte numérisé non relu

V. le Die t. gén

i. DiaL, ly 228. Le Dict. gén. signale aussi Tancienne forme van(ai(.

5. Dial.f I, 219 et suiv. Est. écrit aussi ma«(/uer ^deux mots du .\vi* s. dans Rob. Est. '. ; il a relevé, mais sans doute pour l'emploi métaphorique « masquer mes ennuis » chez Du Bellay {Vol, de Lyon^ 495 ; Jeux rust., 62,.

6. Di'al., 1,254. V. la note sans doute très savante de M. Ristelhuber sur Thistoire des perruques. L'exemple de Bernai*do Hellicioni est un peu plus ancien que ne le pense M. Rist. [Rimes imprimées à Milan en 1173, et non pour la 1" fois en 1493.) F. Redi sait que parruca est un vieux mot toscan , mais que ceux qui disent perraca pensent imiter le français (v. Alberti.}

7. I>mL, I, 330. Cf. 1, 250. V. livre dos Mcslicrs, Mir s. dans Ul.

l'extension du sens n'est donc pas due à l'italien qui employait sario et sartore pour « cousturier » (Gnisca).

Autres mots français (qu'Esiienne ne donne pas d'ailleurs comme des italianismes) : les contenances^ servant naguère à désigner ceKains accessoires de la toilette, et remplacées maintenant, selon les cas, soit par mancAon* (terme également ancien), soit pare^cantoi/. Les caquetoires^^ un mot qui sent le peuple ; sur ces sièges se tenaient déjà, au xvi* siècle, « les caquets de Taccouchée. »

Les péjoratifs. — Certains noms de métier ou de profession, pris à Titalien , emportaient par eux-mêmes une idée défavorable, comme assassin^ bouffon, charlatan ; d'autres sont devenus seulement en français des péjoratifs : faquin^ pédant.

A ce propos, Henri Estienne fait aux amateurs de néologismes une concession importante : « je di qu'il y a certains cas esquels il est permis d'italianizer : sçavoir est quand on parle de choses qui ne se voyent qu'en Italie, ou pour le moins ont leur origine de le, et mesmes y sont plus fréquentes ou plus célèbres, et y ont la vogue plus qu'en aucun autre pays*. »

Si nous laissons de côté la satire^, pour considérer l'histoire de la dérivation, nous constatons qu'Estienne est en cela d'accord avec le génie de notre langue qui s'adressait volontiers aux langues étrangères pour leur emprunter ses péjoratifs^. ' « Nos ancêtres ont déjà italianizé, mais par mépris >), quand de Titalien casa ils ont tiré casanier^ pour désigner ceux « qui ne vont jamais à la guerre^ ». Ca^e, latinisme du xiii* siècle •, reprit faveur au xvi*. Casenier avait d'abord été spécialement affecté aux banquiers italiens, demeurant dans leur boutique^.

Assasin*^ est venu effectivement de l'italien assasino^ synonyme de bravo** ; Estienne prend le mot dans ce sens de « tueur à gages *' ». Il écrit aussi assasinateur qui est également l'italien assasinatore (v. Rabelais,

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