V. le Die t. gén
i. DiaL, ly 228. Le Dict. gén. signale aussi Tancienne forme van(ai(.
5. Dial.f I, 219 et suiv. Est. écrit aussi ma«(/uer ^deux mots du .\vi* s. dans Rob. Est. '. ; il a relevé, mais sans doute pour l'emploi métaphorique « masquer mes ennuis » chez Du Bellay {Vol, de Lyon^ 495 ; Jeux rust., 62,.
6. Di'al., 1,254. V. la note sans doute très savante de M. Ristelhuber sur Thistoire des perruques. L'exemple de Bernai*do Hellicioni est un peu plus ancien que ne le pense M. Rist. [Rimes imprimées à Milan en 1173, et non pour la 1" fois en 1493.) F. Redi sait que parruca est un vieux mot toscan , mais que ceux qui disent perraca pensent imiter le français (v. Alberti.}
7. I>mL, I, 330. Cf. 1, 250. V. livre dos Mcslicrs, Mir s. dans Ul.
l'extension du sens n'est donc pas due à l'italien qui employait sario et sartore pour « cousturier » (Gnisca).
Autres mots français (qu'Esiienne ne donne pas d'ailleurs comme des italianismes) : les contenances^ servant naguère à désigner ceKains accessoires de la toilette, et remplacées maintenant, selon les cas, soit par mancAon* (terme également ancien), soit pare^cantoi/. Les caquetoires^^ un mot qui sent le peuple ; sur ces sièges se tenaient déjà, au xvi* siècle, « les caquets de Taccouchée. »
Les péjoratifs. — Certains noms de métier ou de profession, pris à Titalien , emportaient par eux-mêmes une idée défavorable, comme assassin^ bouffon, charlatan ; d'autres sont devenus seulement en français des péjoratifs : faquin^ pédant.
A ce propos, Henri Estienne fait aux amateurs de néologismes une concession importante : « je di qu'il y a certains cas esquels il est permis d'italianizer : sçavoir est quand on parle de choses qui ne se voyent qu'en Italie, ou pour le moins ont leur origine de le, et mesmes y sont plus fréquentes ou plus célèbres, et y ont la vogue plus qu'en aucun autre pays*. »
Si nous laissons de côté la satire^, pour considérer l'histoire de la dérivation, nous constatons qu'Estienne est en cela d'accord avec le génie de notre langue qui s'adressait volontiers aux langues étrangères pour leur emprunter ses péjoratifs^. ' « Nos ancêtres ont déjà italianizé, mais par mépris >), quand de Titalien casa ils ont tiré casanier^ pour désigner ceux « qui ne vont jamais à la guerre^ ». Ca^e, latinisme du xiii* siècle •, reprit faveur au xvi*. Casenier avait d'abord été spécialement affecté aux banquiers italiens, demeurant dans leur boutique^.
Assasin*^ est venu effectivement de l'italien assasino^ synonyme de bravo** ; Estienne prend le mot dans ce sens de « tueur à gages *' ». Il écrit aussi assasinateur qui est également l'italien assasinatore (v. Rabelais,