Vol. de Lyon, p. 358 souligné {Regrets, lxxx
7. Vol. de Lyon, 372 [Regrets, cx\). Ces ternies sont marqués d'un « seraeiùsai »; v. le lexique de Marly-Lav.
défaut, soit delesprit, soit du caractère, qui dépeignent la personne morale. Nés ou acclimatés à la cour, plusieurs sont devenus vite moins locaux, moins individuels, pour se prêter à l'usage commun de la langue. Ont été directement tirés de Titalien :
AccoU\ employé à tort, dit justement Estienne, au sens actif d'acc(/e»7- Uni : car accolto a le sens passif d'accueilli,
Accort^ : aceorto (de accorgersi, s'apercevoir); avisé, rusé. Estienne reconnaît que cet italianisme était consacré par Tusag^e (xv" siècle dans le Dict. génA^ ainsi que son dérivé accoriemenl. Estienne a employé luimême accori, u aussi est plus grand le nombre des bons esprits et accorts pour les descouvrir » (les traistres^); mais il blâme la dérivation toute récente accorlise, accortesse (arcoileza) et accorliser pour devenir accorl Accoriemenl est encore dans Corneille, où il signifie avec ruse {Suite du MenL^ IV, 2); accorlise est employé avec le sens de ru«e, fausseté^ par Saint-Simon et par Voltaire^. Le sens de gracieux^ engageant, ne s'est développé qu'au xvii® siècle; cependant Régnier dit déjà « une beauté folàtremenl accorte » (Sa/., VII).
Escort ^ (ital. scorto)^ au sens d'accort^ se rencontre dans Rabelais (v. Lit,) et dans Brantôme (Lalannc), qui écrit aussi escorte ment [Ibid.), H. Estienne écrit sans doute excort parce qu'il tire lemot du latin excors.
Acconché * [acconcio « affettato,accommodato » (Cruscaj. Les courtisans disaient aussi acconche^ en bon conche, en bonne conche^ etc., variantes traduites du subst. italien concio^ parure, apprêt. V. Tahureau (passage cité plus haut) et Pasquier, Recherches^ VIII, ch. 3.
AiiiW : attillatOy habillé avec élégance. La vieille langue avait attilier (bas^at. aptillare^ de aptus)\ Estienne cite attifé, très employé au XVI* siècle.
Brave^ au sens de vaillant, venu de l'italien bravo (même mot et même sens en espagnol), mais passé en français au sens de beau, d'élégant, en particulier dans les manières et l'habillement. Estienne joue sur le double sens du mot qu'il ne cite pas d'ailleurs comme néologisme, u Si vous estes brave en habits, il le faut estre encore plus en propos® ». Faire le brave se rapproche de braver : se vanter, défier les autres ; très employé au xvi' siècle. Cf. Tital. bravare : menacer fièrement, et l'espagnol bravear