Ibid.^ I, 238-39. V. aussi les notes de M. Hist
Tinfluence du français />ârer. « Nous appelons />dra£/e et i^ravac/e (eux, les courtisans), diroyent piaffe ce que nous nommions magnificence * ». Aussi bien le suflixe ade représente dans une foule de mois Tinfluence des deux langues voisines. Quant au sens de parade, dans le langage de Tescrime, on peut encore le rattacher kparer^ au sens de protéger, couvrir, ou peutêtre à riialien parala.
Piaffé est probablement français, mais Tétymologie en reste incertaine^. Estienne cite encore Texprcssion de « faire bien la piafe'»; piafery c'est faire le beau, le magnifique ; « voulons piafer mots nouveaux** »« Pasquier dit que u ce mot est de notre siècle ». {Recherches^ VIII, p. 683.) Piaffeur : fanfaron, est dans Brantôme [Lit,).
Il faut considérer comme purement français ces synonymes courtisanesques de accort : c^est un bon cerveau^; il a Vesprit subliny c'est-à-dire fin^. Ce mot de sublin existait dans la vieille langue sous les formes sabelin (chanson de Roland) eisebelin^ désignant la martre de Sibérie^; « martres sublines » dit Estienne en indiquant Tétymologie ; « du latin sublin ^ celui qui est le plus fin^ » ; « ruse des plus sublines^ comme on parle aujourd'hui^ ».
Ils sont grecSy disent aussi les courtisans de ceux qui sont les plus habiles ^^. « 11 n'y eut jamais grec de malice net » dit un proverbe du XVI® siècle ^^ Ce sens signalé par Cotgrave est passé dans la langue du xvu® siècle (v« Furetière et Th. Corneille dans Lit,), Le sens de tricheur n'apparaît formellement qu'au xviii® siècle (v. Lit,),
Estienne voit un italianisme dans cette locution : u il est prattique en cela, veu que prattique nous est un nom substantif, et pouvons dire il entend bien la prattique de cela*^ ». « Le pilote pratic de la manœuvre » (d'Aubigné, dans Lit.), Cf. les exemples donnés par Alberti « uomo