Adjectif des deux genres au xvr siiVlc ^V. Oit^t'ûvc
7. Balourd^ fém. balourde; halourdiae (y. A. Oudin, CurioaUêt fr. et Hal.)»
par le xvi^ siècle jusqu*à la langue moderne ^ « Si baster et sa fille bastancc » pour suffire et suf/isance'^^ n*ont eu quun temps, cependant le langage familier a retenu longtemps rexclamation : haste ! {suOiil)
Enfîn Titalianisme a donné lui-même à notre langue des suffixes, qui sont venus se mêler à des suffixes français et les renforcer, par exemple : le suffixe ade : « On aime fort les mots qui ont ceste terminaison, tesmoins emJwscade'^^ escalade » et bastonnade^ escapade, gambade^] le suffixe aille : antiquaille qui, à Torigine n^aveit pas expressément un sens péjoratif; canaille^ qui a remplacé chienaille ; marmaille influencé peut-être par marmaglia^. Cf. prèstraille (xvi" s., Cotgrave); racaille^ plus ancien (xv* dans Lit.)\ valetaille ou varletaille (xvi^ s. dans Lit.), Le suffixe esque est au contraire purement italien: burlesque^ chevaleresque^^ grotesque'^ ^ soldatesque,
A côté de l'influence de Titalien, nous avons vu se produire plusieurs fois celle de l'espagnol dans les mêmes néologismes : bizarre parade, etc. Sans doute, l'espagnol a exercé sur le français dans le cours du XVI'' siècle, mais surtout à la fin, une action qui n*est pas négligeable etquisexplique politiquement par les relations des deux peuples et par ringérence de Philippe II dans les affaires de France, littérairement par la popularité rapide de quelques traductions. Rappelons les Épîtres dorées (1540, 1355, 1573) et V Horloge des princes de Guevara (1531), la traduction des Amadis par
1. Dial.,, I, 4 et 2(9. Ital. harlare, burlarsi ;/)ur/e est encore dans Cyrano de Ber^rac [Dict. yen.); bourle dans Brantôme (VII, 139) et dans Molière {Bourg, gent.j III, 13} ; burlesque [burlesco) est dans la satire Ménippéc.
2. Conform., 22. Celait l'un des italianismes les plus fréquents du xvi* siècle. H. Est. a comgc deux fois basler chez Du Bellay : nbaste pour suffit » note marg. de la page 401 du vol. de Lyon {Regrets^ clxxui , v. note semblable, à la page 320, iTïiV/., ni). Cf. Dial., I, 49, 132, etc.