‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 38 sur 533 · DISCOURS SUR CATHRRINE DR MÉDICIS · texte numérisé non relu

DISCOURS SUR CATHRRINE DR MÉDICIS

frère Antoine de Navarre auquel il reproche d'avoir abandonné son parti (c'est-à-dire ici le parti des protestants) ^ Poltrot a tué le duc de Guise au siège d'Orléans a de la façon que chacun scait ». Catherine « fait tirer Poltrot à quatre chevaux, lui ayant fait dire ce qu'elle voulut, et attribuer je ne scais quelles confessions, afin de couvrir plus finement ses désirs ^. » Si odieux que fût l'assassinat du duc de Guise, Catherine de Médicis ne fut pas la seule à s'en réjouir. Si nous en croyons l'attribution, assez vraisemblable, de certains factums du temps'', c'étaient mcme là les sentiments particuliers de H. Estienne.

Mais voici qui prouve jusqu'à l'évidence que l'auteur supposé * du Discours est un huguenot. C'est qu'à la suite de la 2* édition il publie deux lettres et une pièce de vers : la sympathie entre Catherine et Jézabel qui sont franchement dans le ton de la littérature protestante^. Si la première lettre n'a pas été écrite par lui, elle est à coup sûr d'un calviniste qui ne déguise pas ses sentiments^. La seconde est certainement de l'auteur même du Discours qui reprend la parole comme s'il répondait à quelque riposte^. Il ne manque pas de revenir sur l'impiété de Catherine « qui fait prèscher l'athéisme », et qui est « de la légion de Satan ». Très habilement, il va jusqu'à l'accuser d'avoir un instant songé à frustrer Henri III : insinuation faite pour détacher le roi de sa mère, et d'autant plus curieuse que cette lettre est écrite à la fin

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