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3. V. dans Renouard, Ann.^ p. 130. « Pétri Monlaurivi RondaM PoItroUis Mereus. Gcnevœ. Henricus Stephanua 1567. w Pièce altribuée à tort à Turnèbe : elle est vraisemblablement de Henri Estienne. V. aussi dans Renouard, .4nn., p. 133 : « Remonstrances du Prince de Condé au Roy Charles IX, du 23 août 1568. Avec la protestation et le récit du meurtre perpétré en sa personne le 13 mars 1569. >» « Cette pièce et «a traduction latine sont attribuées à II. Estienne et paraissent sorties de ses presses. •
4. Celui qui prend la parole, comme s'il était Tunique auteur.
5. C'est l'auteur lui-niènic qui présente ces deux lettres et ces vers au public. V. Dite, merv.^ p. 123, au lecteur salut.
6. Il est dit que cette lettre « a esté imprimée ci-devant » et écrite au lendemain de la mort de Henri III. Elle est adressée « A la roine mère par un sien serviteur » et si^ée D. V. (de Viliemadou, suivant TEstoile; mais c'est un pseudonyme). L'ironie des consolations adressées A Catherine s*unit à un style reli(?ieux et biblique qui nous parait convenir plus A Th. de Bèze qu'A H. Estienne ou qu'A Gentillet ; encore ce ton grave se retrou ve-t-il plus d'une fois dans V Apologie pour Hérodote. L'auteur de la lettre parle avec émotion de la « Hible en françois » dont la lecture, autrefois • agréable au feu roy François m, fut déclarée « dangereuse » par Henri H; <« mesme qu îl n'appartenoit aux femmes telle lecture ».
7. Cette deuxième lettre est aussi adressée A la reine mère, 8t écrite « depuis les massacres de Tan 1572 •• — La 3* édition [v, notre biblio^r.) donne la date du 11 décembre 1576.
38 HISTOIRE DK l'œuvre FRANÇAISE
de 1576, et qu'on n'a pas encore renoncé à ébranler le crédit de Catherine. — On s'acharnait contre elle : et la reine-mère savait bien d'où venait l'attaque : « elle se faisait lire sa vie, dit TEstoile, riant à gorge déployée, — ajoutant que « s'ils lui en eussent communiqué devant, elle leur en eust bien apris d'autres qu'ils ne sçavoient pas et qu'ils y avoient oubliées... » et « dissimulant à la florentine le mal talent qu'elle en avoit et couvoit contre les Huguenots ^ » Le cardinal de Lorraine ne s'y était pas trompé non plus : « Les mémoires des Huguenots, disait-il en parlant du Discours merveilleux^ ne sont pas tousjours bien certains; mais de ce costélà ils ont bien rencontré '-. » Les contemporains, disons mieux, les intéressés avaient donc compris, comme nous le faisons, le sens véritable du livre.
Cette alliance des réformés avec les politiques, Bèze l'avait en fait réalisée; elle se poursuivit après l'avènement de Henri III, pendant toute la guerre que soutint le duc d'Âlençon dans le midi de la France et qui se termina par la paix de Monsieur, signée a Beaulieu, en 1576. Or, cette même année, paraissait, en même temps que la 2** édition du Discours merveilleux^ le livre d'Innocent Gentillet contre Machiavel •*, avec une dédicace significative à ce même duc d'Alençon « fils et frère de roy ». On le nommait le « fatal libérateur » suscité par Dieu pour délivrer la France « de la sanglante et barbare tyrannie des estrangers ». L'auteur, qui cette fois encore ne se nommait pas, parle dans cette préface des malheurs de sa patrie, il adjure la noblesse de France de favoriser le prince avec les mêmes termes que nous lisons dans la péroraison du Discours sur Catherine. Seulement cette fois pas un mot sur la reine mère, pas un mot non plus sur le roi régnant : il semble que Henri III n'existe pas. Dans le cours de l'ouvrage, l'auteur est très loin de cacher sa foi religieuse, il est franchement pour la Réforme. Mais en traitant de l'importance de la religion dans l'État, il apporte cet esprit de large tolérance qui anime la relation historique du Discours merveilleux. Il va jusqu'à soutenir que « la Religion catholique et Reformée ne sont qu'une niesme Religion » qui doit être appelée « chrestienne », malgré « quelque diversité en l'intelligence d'aucuns poincts'* ». Il ne s'en élève pas moins avec