DiaL, II, li5. V. notre 1" partie, p
Il use fréquemment du suilîxe savant izer (ou ùer), qui est en rapport avec les suflixes i^me et isle : arislolelizer * ^ barbarizer^^ chresiienni^ zer^^ decanonizé* (cf. canonizer^ canonisaleur), epigramnializer^ (cf. epigrammalisle), ethnicizer (ou pàyanîzer^)^ proverbializer ci conlreproverbializer'^, particulariser^ solecizer^,
Françoiser^ est opposé à italianizer et aussi k grecizer et latinizer^^. Mai» françoiser n'a pas vécu. On s'est contenté de : parler français !
D, Adverbes. Sur la dérivation par le suflixe ment : v. Ilypomn.^ p. 13 et 24. Par l'e masculin que Ton fait sonner dans confusément^ privement^ Ëstienne désigne Té fermé; par Ve féminin (dans sainctement^ justement)^ il veut entendre Ve muet. Il blâme ceux qui prononcent e féminin dans confusément et dans Tad verbe séparément qu'il est alors impossible de distinguer du substantif * ' .
Dans un passage de ses Dialogues^ Estienne accumule plaisamment toute une série d'adverbes : c jamais ou ne parla plus salement^ ni plus mausademeniy jamais plus ro/i(/fieii^eme/i/, plus galeuse ment ^ plus pua mmenl^ plus cornuement,,, ; série qui est opposée à une autre : «plus sadement^ plus songneu sèment^ plus ornement^ etc. '^. » Ailleurs il emploie coiniement, mistement*^ qui étaient de la langue courante ; poupinemenl, hragardinementj termes plaisants et burlesques ^^.
fi^ Suite de la dérivation par suffixes : les diminutifs,
H Nostre langage est copieux en noms que les grammairiens apjiellent diminutifs ^^ ». On sait que Remy Belleau Ht de l'emploi de ces formes un système poétique :
Le gentil rossignolet Doucelet..., etc.
C*est à Belleau que H. Estienoe a demandé la plupart des