Discours contre Machiavel, p
DTscorFis srn catiikhink m: médicis *W
force contre « TEf^lise romaine et sa corruption' ». Kn répondant à Machiavel, il s'attarde trop sans doute à des exemples tirés de riiisloire grecque ou romaine; mais invinciblement sa pensée se re|Mjrte sur les guerres récentes, sur le massacre de l'an ir)72; il déplore la fatalité des représailles, et « ceste guerre (ju'à leur tour font les morts pour se venger'-'. »
Innocent Gentillet, membre du parlement de Grenoble, était venu précisément à Genève vers irJ72, quittant le Dauphiné, bouleversé par les guerres de religion. A Genève il publia, outre cette réfutation des doctrines machiavéliques des ouvrages en faveur de la Héforme K On Tappelait Toracle de hi jurisprudence, et il était surtout versé dans le droit politi([ue. (Test à lui plutôt (ju'à II. Kstienne (jue nous attribuons la dissertation sur la loi salique placée dans le Discours men'eillcuT, et tout au moins le canevas du récit des guerres civiles.
Dans la 2** lettre de l'édition de loTO, l'auteur donne à entendre <{ue (Catherine de Médicis avait contre lui de mauvais desseins : il en fut ^verti en passant à Lyon par deux très bons catholif/ucs, et il insiste sur le mot « deux honnestes et scavans catholiques », et u qui savent plus de vos nouvelles et de lestât tragicjue de la cour que ne font tous les huguenots de France ^ »>.
Kn venant de Grenoble ou en y retournant. Gentillet avait pu passer par Lyon. Henri Kstienne s'y rendait aussi de temps à autre |K)ur les affaires de son imprimerie •'. A Iaou les réformés trouvaient une sécurité relative.