Prémices
16. Certains peuvent d'ailleurs figurer dans la composition par les particules ; mais notons que des mots comme entre^ for vivent aussi isolément.
Eslienne propose trisayeul * . Pasquier dit que le mot avait élé déjà employé dans la « traduction des histoires de Paul Jove » par Denis Sauvage ; et il ajoute qu'il a rencontré lerayeul dans le Féal servilear [1521]. a A faute de quoy des Essars fut contrainct de dire au 8*^ livre de son Amadis, parlant de quelque chevalier, qu'il estoit fils du (ils de son fils '. j» Le com* posé s'imposait donc à la langue.
Avantcoureur^ (mot connu de la vieille langue).
Contre : « il se contrebalance * » ; contrelouer * ; contrefaire • , « qui respond au grec TcapaTcoteTv » ; cf. contrepeter^ même sens qui est populaire ou burlesque^. Contrechrist^ contrévangile^ (et aussi antechrisi^ antiévangile '. « Une contre-caresse et un merveilleux rabat-joye *•. ■
Entre : sentreluer. Estienne remarque que cette composition manque aulatin; mais le grec dit àXXijXof ovcTv * ^ Cf. s'entremonslrer^^^entrejeHer*^ enlrerencon Irez **,fC entrebaiser ^ entrebaisement^^ ; « sentrescrire\ alius alium et vice versa : escrire Tun à Tautre. Sic gallica lingua multa ut s'entreaymer y ^^ entredonner ^^ , »
For, Estienne s'étend longuement dans sa Vrécellence sur les mots composés avec cette particule venue du latin foras et qu'on retrouve employée seule, avec le sens adverbial de hors, dans quelques dialectes *% Forvoyery aller for la voye ; forligner, forclorre, « fort usité en la prattique » : € denier justice; forclos de produire ». (Fr.-lat., d'après Budé.) Parmi les anciens mots, bons à reprendre, il cite encore for juger pour mal juger; forconseiller pour mal conseiller ; /br/iay^er, errer hors son pays (usitée en vénerie), etc. Enfm il propose forpar 1er pour mal par 1er ^ a en la place de l'italien straparlar ».
Mat*^ : mal-mariée (Estienne ne cite que le féminin). Mal-engin*^