Lat. susp
{^ci4t en un seul moi dans le Franc-latin qui le traduit pardolus^ fr&us) ; « entrer en la male-grace des médecins* » ; mal gratieux ou mau-grraiieux; mau-sade, Estienne observe que mat, joint àTadjectif, n'est pas aussi négatif que in, ou du moins qu'il adoucit la négation, et cela en français comme en latin. Cf. Rob. Est., 1549: « Inhabile, inepte et non suffisant, inhabilis; mal habile à faire quelque chose, inslrenuus, » Toutefois Mau'sade, est plus fortement négatif* : « invenustu9, plutôt que maie venustus. w Rob. Est. traduit en plus par vastus atque agresiis. Ce sens énergique du mot appliqué aux choses et aux personnes était propre à la vieille langue : « il vous a les yeux endormis, Rouges, et le corps tant mau-sade, etc. » Coquillart (dansLi/.)
Oaire qui a donné outrer : « outrée d'amours' » : outrance, et qui entre dans ce vieux composé qu'Estienne aimait « outrepreux*» »
Sur : « qui bien attend, ne surattend »; « la sursomme abbat Tasne*. »
H. Estionno, plus réserve que Ronsard dans Tcmploi des mots archaïques ; il recommande cependant aux poètes la lecture des u rommans ». — Archaïsmes relevés chei Du Bellav.
En comparant la langue « d'aujourd'hui » à celle « desancestres », Henri Estienne constate un grand changement; et il le regrette d'autant plus que quelques-uns de ces mots abandonnés n'ont pas été remplacés^; d'autres ont laissé leur sens « se dépraver^ ». Mais il pense qu'il est encore temps de retirer quelques épaves de ce naufrage. On dérouillera les vieux mots, « non pas pour se servir de tous sans discrétion, mais de ceux pour le moins qui seroyent les plus conformes au langage d'aujourd'huy^. » Sur ce point, la doctrine de H. Estienne semble bien s'accorder avec celle de la Pléiade. Estienne est toutefois plus net et plus ferme dans sa réserve.
Il est vrai que Ronsard conseillait à ses disciples « de choisir les