‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 401 sur 533 · Ibid., 509 (Jeux Rast · texte numérisé non relu

Ibid., 509 (Jeux Rast

13. Ibid,, 169 {Marty-Luv., I, 170). Cf. Dial, II, 41 : « vous estes le plus doute et honoré prince des chrestiens », citation de Fix>issart.

1 1. VoL de Lyon, ibid. Semet »

marqué d'un double trait : « je soulois régner paisible en ma maison * ( Hstienne lui-même s'est servi de souloir^] et qu'en regard de ce vers : « S'en va cercher bien loing quelque estrange rivage », il ait écrit en marge : « estranger^ sic pag. 674 » où , lisant bouches estranges , il met encore : « pour esirangeres * » ?

Au reste, Estiènne, s'il a relevé ces mots comme sentant leur vieux temps, était loin de les vouloir proscrire du style poétique. Et même pour la prose, s'il reprend le seigneur des Essars d'avoir écrit en sa traduction d'Amadis <* sur toute rien, pour sur toutes choses », c'est que pareil emploi heurte Tusage; mais il approuve cependant « quelques mots et façons de parler que cet auteur prenoit des rommans ^ ».

Citons, pour conclure, cette jolie comparaison qui rend bien sa doctrine : le vieux langage est à celui d aujourd'huy ce que serait à un homme riche un grand château qu'il tiendrait de ses ancêtres, et a auquel trouvant quelques beaux membres, encore que le bastiment fust à la façon ancienne, il ne le voudroit laisser du tout deshabité ^. »

Us soDt riches en sens latins et sont les représentants de la vieille langue. — Restrictions formelles apportées à remploi des expressions dialectales. Tout en comparant les dialectes de la France à ceux de la Grèce, H. Estienne fait des différences entre les provinces; il met au-dessus de tous ces parlers le bon français, qu'il sépare du dialecte parisien.

Les dialectes sont à la langue française ce qu*une maison des champs est à une maison de ville : meublée avec moins d'élégance, on aime à s'y rendre pour changer d air et se reposer^. Cette comparaison est le pendant de la précédente. Dans la préface de ses Hypomneses, Estienne revient sur l'utilité des dialectes, et il déclare qu'ils sont « un ornement et une richesse » pour la langue. Dans sa Precellence, il recommande les dialectes aux poètes, et « à ceux mesmement qui escrivent en prose » ; les uns et les autres

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