‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 405 sur 533 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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ce qu'il y a de plus curieux et de très important dans les remarques faites par Estienne sur les dialectes. Il existe un dialecte parisien, commun à la capitale et « aux pays circon voisins », et il ne faut pas croire que « tout ce qui est du creu de Paris *soit recevable parmi le pur et naïf langage françois^ » Estienne revient à sa comparaison avec les dialectes grecs : <( on n eust pas receu au langage attique tous les mots qui estoyent du creu d'Athènes , encore que ce fust la ville où on parloit le mieux ^^? »

Or, il y en a fait des parisianismes^ comme il y a des orléanismes et des ffasconismes^. Le dialecte du menu peuple de Paris est luimême très voisin du langage rural qui se parle aux environs de la capitale. Il s*eA faut d'ailleurs qu'Estienne le proscrive absolument; car il se rapproche du bon français beaucoup plus que tout autre directe, et il vaut mieux que le jargon des courtisans :

Si en ce langage rural Les mots sont prononcez fort mal.

Mots sont pourtant de bonne race , Suivans des vieux François la trace ^

Seulement il f^ut avoir soin de le purifier et d' « en oster toutes les corruptîoiis et dépravations que luy fait le menu peuple ^ » . Nous reviendrons plus loin sur ces vices de prononciation, propres au dialecte parisien. Quant aux mots qui lui sont particuliers, Estienne en autorise Temploi, sous les réserves indiquées ci-dessus. Il va même jusqu'à recommander ceux qui seraient « plus beaux ou plus significatifs » que leurs équivalents français, et il cite :

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