‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 411 sur 533 · DiaL, I · texte numérisé non relu

DiaL, I

10. PrécelL, 2is. Kstjenno ajoute : « où cremeur se prend pour crainte. »

LRS PROVERBKS 391

Ce qui lui a fait supposer « qu^ils ont , pour la plupart , été tirés M de quelques rymes anciennes K »

Ce qu'Estienne s'est proposé dans ses Prémices^ c*est ce qu'il avait déjà fait dans la Précellence : « séparer les proverbes moraux davec les autres, qui n'ont que quelques rencontres plaisantes, quelques mots pour rire. . . ranger en lieux communs les proverbes moraux, en expliquer plusieurs, les conférer avec les grecs ou latins, et avec les proverbes de quelque autre langue vulgaire... censurer ceux qui le mériteront •. » — Mais, d'abord, à quelles sources Estienne a-t-il directement puisé?

Le plus grand nombre des proverbes communs, il les a lus dans le recueil de Jean de la Veprie, imprimé avec la traduction latine de Gilles de Nuits par Josse Bade, en 1519^. C'est à cet ouvrage qu'il fait allusion dans ses Prémices^ quand il parle « de ces proverbes mis en lumière par Badius, il y a environ quatre-vingts ans ^ ».

Toutefois, ce n'est pas à dire qu'Estienne ait en tout suivi le recueil édité par Bade. Il a tiré des variantes intéressantes du a vieil livre escrit à la main », qu'il montra au roi Henri III, et où se trouvaient deux proverbes qu'il avait mis dans sa Précellence ^ ; il le nomme encore « le vulgaire recueil des proverbes françois, recueil fort ancien », ou « le vieil exemplaire ^». Il s'en était servi, et il l'avait sous les yeux quand il écrivit la Précellence; mais en com-

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