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7. V. sur ces auteurs les indications bibliographiques de Feugére. H. Estienne trouvait aussi beaucoup de ces mots de la vénerie et fauconnerie dans le DielionnMire frânçais-lntin de Robert. Ce recueil tient en deux tables placées en appendice pour chacun des deux arts, dans Tédition de 1549. « Les mots latins ont ^ié pris du second livre de la Philologie de M. Budc, » réimprimé également après les deux tables. Ce
Termes des arts et métiers 403
Niais (ou niez) « se dit proprement du faucon ou autre oiseau de proye qui est pris au nid, et n'ayant encore volé ; auquel est opposé hagard*, » « qui a esté long temps à luy, j'ai vieil de cinq ou six ans. » {Rob. Est, Fr. latin.) De là les sens figurés. On dit : « leurrer un faucon », et au figuré : u d'un homme, qu'il est leurré, c'est-à-dire desniaisé^. » Débonnaire, t* ce mot aire estant propre aux oiseaux de proye ^ ». Autres métaphores : hobreau se dit « d'un petit gentilhomme qui ha bien peu de moyen, ou qui fait toutesfois quelque monstre d*en avoir beaucoup^. » Il fait du tiercelet de prince : c< du gentilhomme qui veut enjamber pardessus le reng des gentils-hommes, et ha quelques façons qui sentent... le petit prince. Car, en fauconnerie, le masie s'appelle tiercelet^ comme estant un tiers plus menu que la femelle'. » C'est un sacre : « de celuy qui... happe tout, rifle tout, racle tout*, » « un dissipateur de biens, un gouffre d'argent; il se prend aussi pour un gourmand ou sac à vin ''. » Un homme esmerillonné : « fort vif, esveillé et remuant ». On dit aussi : cest un esmerillon^. D'autres métaphores sont devenues banales : prendre Pessort, tenir en ses serres, en faire une gorge chaude, etc*.
Dans Du Bellay, Estienne a noté ces locutions : « c'est un gentil appas pour les oyseaux attraire *®. » Notons en passant que la distinction d'orthographe qu'on a voulu établir plus tard entre ces pluriels : appasts (pris au sens propre), et appas, pris au figuré, peu certaine au xvii* siècle, n'existait pas au xvi**. L'emploi que fait Du Bellay du singulier appas justifie donc Corneille, qui s'en est servi plusieurs fois**.
n*esl là, dit Rob. Estienne, qu'un essai imparfait ; il fut continué et amélioré dans les éditions successives, entre autres celle de Thierry, 1564. Dans le Dictionnaire de Nicot, ces termes sont plus longuement expliqués que dans celui de 1549, qui a passé les emplois métaphoriques.
1. Préeell.y 138-29. Hngard se rattache i huie (V. Dict. Gén.). « Niais et bégaux {ApoL, II, 140). Ces deux termes sont encore rapprochés par Henri Estienne, citant Menot {ApoL, II, 163) : « Tu as toutes tes plumes, il est temps de voler plus loin... Ceux qui n'ont jamais bougé d'entre les bras de leur mère ne seront que niais et begaux. »
2. Par contre, learr^ signifiait aussi trompé; le sens de rusé s'est oublié; il est encore chez La Fontaine (v. Lit.).