‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 429 sur 533 · Sicomède^ IV, 3 (Grands écrivains · texte numérisé non relu

Sicomède^ IV, 3 (Grands écrivains

401 H. ESTIKISKE GHAMMAIRIBN FRANÇAIS

u Trompé du chant pippeur* » ; u une pipeuse espérance. » Montaigne (dans Lit.),

Au reste, Du Bellay et Ronsard ont laidement exploité le langage de la chasse '^ Ronsard emploie, par exemple, la métaphore de siller les yeux^ pour les fermer : « la Parque noire Avant le temps sillant nos yeux 3. >» Robert Estienne écrit « cillier ung faucon ».

Quant à la vénerie, c'est « proprement la chasse à toutes bestes sauvages, mais le plus communément s'entend de la chasse aux bestes rousses ou fauves et aux noires ^ » Estienne cite, entre autres « gentils emprunts que nostre langage a fait de messieurs les veneurs » ces locutions métaphoriques :

« Rendre les abbots^ d'un homme qui n'en peut plus, et pourtant est contraint de se rendre », (dans R. Belleau'). Estienne écrit ailleurs : « Ils en sont aux derniers abbois (les mourants*) ». De là : « tenir quelcun en abboy (ou en abbay) ». Cf. le proverbe : « A Tabbay d'un vieil chien, c'est bien raison de croire, » et le sens de abbayer : critiquer. « C'est par trop la vieillesse abbayer^. »

Curée se dit en la chasse du cerf, et fouaille en celle du sanglier. De là : bonne curée ^ bon butin. On dit : traces et routes en parlant des bctes mordantes, comme sangliers et ours ; erres et encore fries ou pieds^ des autres *. Rob. Est. ajoute : « les foyes^ ou le pied de toutes bestes rousses, c'est-à-dire la trasse. » A propos de la chasse au cerf, voyez un passage où Ronsard accumule les termes techniques, en les prenant cette fois dans leur sens propre'. Le sens métaphorique de la locution « cognoislre par les voyes » est encore signalé par Pasquier, qui même en a usé « par exprès au 1**" livre de ses Becherches*^, »

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