‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 432 sur 533 · PrécelL, 111 et · texte numérisé non relu

PrécelL, 111 et

6. Apol.f I, 19»-200. V. notre !'• partie, p. 9 et ci-dessus, p. 288. Tout d'ailleurs n'était point grossier dans la Iraduclitm française de Castellion. L'injustice de H. Estienne a été de vouloir nous faire juger du livre par cinq ou six exemples, choisis à dessein. C'est ce que M. Buisson a fort justement indiqué (Cf. ouv. ci'fé, t. I, p. 323, et « la déclaration de certains mots », placée en tète de la Bible françoise). Au reste, s'il ne s'était agi d'un texte sacré, Estienne aurait peut-être approuvé le premier TefTort de Castellion pour remplacer les mots « savants » par les mots de la langue courante : ca^ec/iiser par enseignery holocauste par brûlage ^ la cène par le sonpper, etc. V. à la (In du 2* volume de M. Buisson l'étude de M. O.Douen sur la Bible française de Castellion, avec les remarques philologiques de M. Clédat, p. 415 etsuiv. Le patois que MM. Buisson et Clédat reprochent à leur tour au traducteur, ne seraitce pas en partie le français de la Suisse i*omande qu'Estienne connaissait, mais dont il n'avait garde de se servir, étant toujours resté fidèle, même  Genève, au français de Paris?

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