Conform., 83: « Que nous te voyons ainsi pallir
Article.
V. C.onform., livre I, chap. 5, p. 121 et suiv.; Hyp. 185 et suiv. — L'article ^'emploie « pour discerner une certaine particularité de la généralité » : <i on lui a faicL aulant d'honneur que s'il euatesté le roy » (du pays); si l'idée reste inciélerminée on supprime le, ou on met à la place on : H que s'il eust élé roy ou un roy ' ».
H. Estieniie a essayé de distinguer dans quel cas il fallait employer ou omettre l'article devant les compléments; et il a montré que le plus souvent l'omission de l'article changeait le sens de l'expression : faire le compte et faire compte; faire la letle (en parlant d'un peintre ou d'un statuaire) et faire teste (à l'ennemi *)'. courir par les rues (ce qui peut arriver à tout le monde) et courir les rues (ce qui ne se dit que d'un fou *). Dans certaines locutions l'usage seul décide ; on peut dire : faite moy la raison de cela; mais on dit mieux : faite moy raison; il est en cour ou (/ est i la cour; il est en la ville plutôt que en ville; il est à la ville*.
L'article tient quelquefois lieu d'un adjectif possessif : prttter l'oreille (non son oreille) '; ou d'un démonstratif : comme dit l'autre*.
Article indéfini : des remplacé par de: faire de belles promesses, ou des belles promestes. Estienne indique les deux constructions'. (Sur l'emploi du partitif da ou de, v. Conform., 50. 66, 124.) L'article indique aussi l'excellence : Dial., 1, 310; Conform., 125.
Verbe.
Maluredu verbe. — Sur les différentes sortes de verbes, v. Lat. susp., chap. 11, p. 128. Verbes pronominaux, p. 134; neutres, 140 et 142; composés, 156. — Sur les compléments des verbes, v. Lat. supt., chap. III, p. 199. — V. encore sur les verbes intransitifs, transitifs ou employés avec un second pronom, Hypomneses, 163 et suiv.
Dans les verbes intransitifs, le sens varie suivant que le verbe est employé avec ou sans pronom : estudier et s'esladier [à faire quelque chose), jouer et se Jouer. Parfois la dilTérence est encore plus grande ; se douter de cela, douter de quelqu'un, cl se douter de quelcun (le suspecter)". Notons que ce dernier sens n'a pas été conservé par la langue (cf. douter employé dans l'ancien français pour redouter). « 11 n'y en avoit