‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 466 sur 533 · I.al. sasp.. Ki · texte numérisé non relu

I.al. sasp.. Ki

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LA SYNTAXE ET l'uSAGE 433

pas un seul de qui il se doubtast, ne de qui il se deffiast tout comme il faisoitde Metellus. » (Amyot, dans Liitré,)

Sur la valeur de certains paKicipes « actifs et passifs », v. le chap. 4 du I*' livre de la Conformité (p. 116 et suiv.) et Laî. susp.^ chap. IV, p. 237 et sq. Resserrant est un sens actif qui remplace dans une expression analogue le passif latin: homme resserrant et tenant^ restrictus et tenax. Cependant on dit aussi [à la voix passive) un homme restreint*. Par contre, désespéré se prend, malgré la forme, au sens actif : qui désespère et ne répond donc plus au latin desesperatuSy dont on désespère*. Forcené^ enragé^ esplouré ont aussi ce sens actifs. Cf. il y est leurré (rusé) où le participe devient un adjectif à sens actif '*.

Auxiliaires. — En étudiant les verbes auxiliaires, H. Estienne signale ce futur périphrastique : qu'avez-vous à dire ? ' il compare aussi Texpression grecque jjiéXXio ypicpeiv à ces locutions françaises : il est pour parvenir^ pour devenir riche^ cela sera pour le ruiner ; mais il note cette différence que le français est plus « doubtcux » dans ce cas que le grec ; il « laisse l'auditeur en suspens ». Je suis pour y aller est moins afïirmatif que {icXXco icopcueirOai. Maïs je doy répond mieux à (a,&XX(o :je do y demain soupper avec mon frère •.

« Une façon de parler qui nous est fort ancienne », c'est l'emploi du verbe a/fer, joint à un participe présent. Estienne cite un exemple de Desportes : « mais durant qu'en regrets tu te vas consumant ^. » Il relève le même tour chez Du Bellay : « alloit débandant », et il note « pour debandoit^ ».

Estienne a signalé l'emploi de faire remplaçant un autre verbe : je Vescriray aussi bien que vous feriez (pour aussi bien que vous Cescririez *.) Mais il ne trouvait pas le tour assez clair, témoin ce passage des Prémices *^ : « mieux vaut plein poing de bonne vie que ne vaut un muy de clergie'* ». Il y avait dans le proverbe, dit Estienne : que ne fait un may de clergie^ et il ajoute : « j'ay mis que ne vaut, au lieu de que ne /kl/, pour estre plus aisé à entendre ».

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