‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 468 sur 533 · Conform,, p. 107 et suiv. ; cf. Hyp., 190 et suiv · texte numérisé non relu

Conform,, p. 107 et suiv. ; cf. Hyp., 190 et suiv

2. //j/pM 191-92. Cette distinction est déjà celle de nos grammaires modernes ; notons cependant que l'emploi du prctcrit simple dan 4 lu conversation tend à dispanittre : on no remploie plus que dans le style soutenu, comme temps de narration; il exprime nloi*s une action placée dans le passé, et sans rapport avec le présent.

3. Confonn., 109-110. Il vaudrait mieux dire que le pi^ëtcrit compose marque toujoui*s plus ou moins un rapport entre l'action passée et le moment où parle le narrateur; le prétérit simple isole davatan^e faction dans ce passé. Mais il faut avouer que ces nuances sont parfois insensibles.

4. lionfonn., 107. Le> termes de t/e/ini et d'indéfini appliqués parles {grammaires modernes au\ dou\ prétérits ne sont pas faits pour élucider le pi*oblème.

à. CoM/'orm.. IU>-113.

i>. Vol, de /.,i/o.i, :)2:>. Hetjrets, xiv\ 11 faut noter que les verbes de la phrase précêtlenle sont au pré<«ent. L'emploi du prétérit composé : fen aï recueïHi serait plus conforme i\ noliv syntaxe moderne.

7. V. //i//».. *Ml. lùnploi du subjonctif avec combien que, pleust à Dieu que. Dieu vfuilh </ii(*. Nou< avtms parlé de \ infinitif, à pi\>pos de la dérivation (v. plus haut, p. .tTU^TI . Sur la ci^rtvlalion des temps et des rnodej, v. quelques remarques peu iuléïtssunlcs. //yp-P« 19*M94.

LA SYMAXE ET l'uSAGË 435

corrigé une faute évidente : « Sans qu^autrement vous les récompensez,,. Amour les a de peine dispensez ; » note marginale : c< [récompen]^iex ^ . »

Adverbe.

Pour le classement des adverbes, voyez la grammaire française de Robert Estienne '. Robert et Henri Estienne ont plusieurs fois confondu des adverbes et des locutions adverbiales avec des conjonctions. Cf, Lat, susp., chap. VI, p. 253 et Conform,^ p. 131.

Adverbes d affirmation, — Estienne reproche à Gauchie un emploi de si au sens de ainsi [sic) « Montez à cheval, donnez des espérons, et si courez à bride avalée '. » Estienne a écrit lui-même : Si ne vous di-je rien qui ne soit vray; et si il y a bien d*avantage ^ '> ; « combien que les payens missent Pan au nombre des moindres dieux, si ont-ils eu honte de luy donner des pourceaux en garde '. » Mais dans ces phrases, si est justifié par une valeur adversative qu'il n'a point dans Texemple de Gauchie.

Adverbes de négation, — Estienne sait que ces mots rie net personne ont en réalité une valeur affirmative ; u mais ce qui fait abuser plusieurs, est qu'ils sont joincts ordinairement à la particule négative »; toute cette discussion est fort juste *. 11 trouve une différence dans ces formules suivant l'emploi de point ou de pas : ne vous ay je point dict cela? (je ne vous Tai pas dict) ; nevous ay je pas dict cela ? (je vous Tay dict). Mais cette nuance est tellement subtile qu'il est permis de se demander si elle était observée au xvi« siècle; ce qui est certain, c'est que la langue moderne ne la connaît point '',

A en juger par l'annotation du volume de Du Bellay, Estienne considérait comme obligatoire le renforcement de ne p^r pas ou point; dans cette phrase : « Mais la vertu qui nest apprise à s'esmouvoir», il corrige : « apprise à ne point s'esmouvoir* : ailleurs il remplace « ne vaut-il mieux » par « ne vaut-il pas mieux *. » Lui-même s'est permis cette suppression, et non seulement dans le style marotique : « Si attendez plus guère* ^, En

i. Vol. de Lyon^ 496. Jeux Rugt, 63.

2. P. 70 et suiv. de la traduction latine, volume des Hypomneses.

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