‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 470 sur 533 · Dm/., II · texte numérisé non relu

Dm/., II

6. /^i(/., I, 120. ~ (Vest .sHUStlouto ici une extension du sens partitif.

7. Conform,, Ul. V. do» exemples analogues, Lêt. susp.^ 250. K. Con/'orm., 116.

9, PrécelL, 223, tO. Dur, !, 369.

n. /i>ùf., I. 370.

la, //m/.. Il, j{i.

... I,A SYNTAXE ET l/uSAGE 437

marg. « pour que : plust à Dieu que nous eussions *. » Ëstienne croit encore à une ellipse dans l'emploi de que avec les propositions impératives : M Nous disons : Mais quil ny ait point de faulte^ au lieu de dire : voyez quil ny ait etc.. Que je ne vous y trouve plus, pour : faites que je,..^ etc. * ».

En citant le « gallicisme » si festois que de luy^ il ajoute qu'il serait incorrect de supprimer le que ^. (Au xvn*' siècle, on dira indifféremment : Si festois que de vous.., ou si festois de vous ; exemples de Molière dans Lit.).

« Je ne puis durer que je ne face cela, ou si je nefay cela* », constructions équivalentes. — « Que vous a-t-on faict que vous estes si fort courroucé? » ou : « Qu'avez-vous, que vous estes si eschauffé '? » Que équivaut ici à de ce que, parce que.

Dans Du Bellay, Ëstienne relève aussi les locutions composées : v en ce pendant que pour cependant * » et : « bien que pour encore que'' ».

Au langage familier appartiennent « des façons de parler que nous laissons imparfaictes : Si je t'empoigne, si tu me fasches, si je vay k toy • ». « On dit plus briefvement : si jeunesse sçavoit, si vieillesse pou voit..., et ainsi on laisse le reste à entendre, le propos demeurant imperfaicl. Mais ainsi que je Vay mis : O si la jeunesse sçavoit, o si la vieillesse pouvoitl, c'est comme par forme de souhait • » .

Interjection.

« On pourrait aussi bien les comprendre dans l'appellation d'adverbes », dit Ëstienne dans son De lat. susp. (chap. VI, 293) *^. Quant aux jurons et blasphèmes, v. Conform., p. 221 : madia, nida *\ qui ne viennent pas à coup sûr du grec! midieux qu'Estienne explique par m'aist dieux; « mots du menu peuple ». — V. aussi Conform., p. 176, 179; ApoL, I, 105, 281, et II, 251 : par la mort Dieu, etc.

Le mot diable, qui est entré dans tant d'expressions proverbiales*', devient une exclamation et remplace le latin : malum ! « Que (diable) en avez- vous à faire **? »

i. Vol. de Lyotiy 388 [Regrets^ cxlviO.

Page 1