‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 530 sur 533 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

l'influence italienne et le nouveau langage

Si tout n'est pas italien ou italianisé dans le langage à la mode, une foule de néologismes subissent plus ou moins cette influence étrangère. — Distinction Xaite par II. Estienne entre les italianismes d*importation directe et les

mots seulement influencés. — Action réciproque du langage parlé et de la littérature ; la recrudescence de Titalianisme sous Henri III, dans la langue comme dans les mœurs, continue un mouTement déj|i ancien, qui se prolonge après la satire d*Estienne. P. 305 h 308.

Quelle a été Faction de la langue italienne sur la prononciation française. — Interprétation du témoignage de Henri Estienne. — Discussion de la théorie de Thurot. — Comment les faits qui doivent être attribués à Tinitiativc de la cour ont été le plus souvent préparés et favorisés par les tendances de la langue populaire. P. 309 à 317.

Traces de Tinfluence italienne dans la syntaxe française : elles sont rares et dans presque tous les cas difficiles à démêler. H. Estienne a cependant signalé les deux ou trois faits les plus certains. P. 318 à 323.

Le lexique ; intérêt de cette étude ; valeur inégale des exemples apportés par H. Estienne. Les mots a écorchés » de Titalien; la loi de Tinfluence; les mots ressuscites. P. 323 à 331.

Suite du lexique, les groupes d'idées : i** Les termes de guerre et de marine» — 2** Mots se rapportant aux institu lions ^ aux mitBurs et k la mode. Les péjoratifs. — 3** Idées morales et abstraites. Action simultanée du latin et de l'italien ; mots de la Pléiade ; noms et adverbes superlatifs ; autres locutions. P. 331 à 356.

Résumé de la doctrine de H. Estienne sur l'emploi des mots nouveaux et particulièrement des italianismes. Les proscriptions qu'il édicté étaient faites pour gêner la liberté des écrivains et empêcher le renouvellement nécessaire de la langue. — Les concessions qu'il a cependant faites sont plus importantes qu'il ne le croyait. — La dérivation française appliquée aux mots italiens; nouveaux suffixes fournis par l'italien. — Action parallèle mais moins importante encore au xvi* siècle de l'espagnol. — Quel a été le résulUt de la satire des Dialogues^ P. 356 à 362.

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