‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 531 sur 533 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LES niCllliSKKS DU FRANÇAIS

Dérivation et composition des mots. — Fécondité de cette formation; quelle liberté est ici laissée aux écrivains. H. Estienne, beaucoup plus réservé que Ronsard, se guide sur l'analogie ou plutôt sur la tradition de la langue. Sa doctrine rapprochée de son propre style. — Étude grammaticale des procédés de dérivation et de composition. P. 363 à 379.

Le vieux françaU. — H. Estienne admet moins facilement que Ronsard les mots archaïques; il recommande cependant aux poètes la lecture des « rommans ». — Archaïsmes relevés chez Du Bellay. P. 379 à 383.

Les dialectes. — Ils sont riches en sens latins et sont les représentants de la vieille langue. — Restrictions formelles apportées à Temploi des expressions dialectales. Tout en comparant les dialectes de la France à ceux de la Grèce, H. Estienne fait des différences entre les provinces; il met au-dessus de tous ces parlera le bon français, qu'il sépare du dialecte parisien.

Les Proverbes, — Place faite à cette littérature par H. Estienne. Il a plus particulièrement recherché les proverbes « vulgaires ». — Caractères essentiels du proverbe : la sentence, la brièveté et Fallégorie. Estienne a

. puisé dans le livre édité par Josse Bade, et dans de vieux recueils manuscrits. — Rajeunissements subis par d'anciens proverbes. — Traductions et imitations littéraires; les Adages d'Érasme; sentences classiques chez Du Bellay. — Proverbes italiens. — Lieux communs des significations : morale religieuse et sociale ; proverbes sur les animaux. P. 389 k 399.

Les termes des arts et métier». — A la différence de la Pléiade, H. Estienne ne considère pas seulement ces termes dans leur sens métaphorique, mais dans leur valeur propre. — Liaison nécessaire entre le travail et la langue du travail. — La « méchaniquerie u des vêtements; les jeux; la monnaie; la fauconnerie et la vénerie. P. 399 à 404.

Les métaphores de la langue liopulaire. — Tentative de H. Estienne pour sau> ver les mots expressifs de la langue populaire, tout en Tépurant et en la

' ramenant au langage familier des honnêtes gens. — Richesse métaphorique de la langue populaire; exemples de figures, variété de la synonymie; locutions proverbiales reposant sur la similitude ou allégorie. — Dans quelle mesure la langue de notre écrivain s'accorde sur ce point avec sa doctrine. H. Estienne est très éloigné de la liberté de Rabelais; il rejette Targot, le burlesque et tous les jargons. P. 405 à 413.

Les vices de la langue populaire. — Fautes de langage communes aux courti> sans et au peuple : 1° méprises, équivoques, impropriétés; 2« incorrection grammaticale ; 3° vices de prononciation. Nécessité de fixer les hésitations de la langue P. 413 à 419.

TABLR DES MATIÈRES .H31

Page 1