‹ Henri Frederic Amiel;Fragments d'un Journal Intime (volume 2)Chapitre 44 sur 46 · Victor Hugo, Les Châtiments · texte numérisé non relu

Victor Hugo, Les Châtiments

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Et ailleurs :

Il fit de la vie une plus mâle idée:

Sa douleur d’un seul trait ne l’avait pas vidée; Mais, adorant de Dieu le sévère dessein,

Il sut la porter pleine et pure dans son sein, Et, ne se hâtant pas de la répandre toute,

Sa résignation l’épancha goutte à goutte, Selon la circonstance et le besoin d’autrui, Pour tout vivifier sur terre autour de lui!.

C’est la vraie poésie, que celle qui vous élève vers le ciel et vous pénètre de l'émotion divine; que celle qui chante l’amour et la mort, l’espérance et le sacrifice, et fait sentir l'infini. Jocelyn me donne toujours des tressaillements de tendresse, qu’il me serait odieux de voir profaner par l'ironie. Cette tragédie du cœur n’a d’analogue en français, pour la pureté, que Paul et Virginie, et je ne sais pas si je ne préfère point Jocelyn. Pour être juste, il faudrait les relire en même temps.

Mornex, 28 avril 1862 (six heures). — … Encore un jour qui baisse. Sauf le Mont- Blanc, toutes les montagnes sont déjà ternies et décolorées. Le frais du soir succède aux ardeurs de l'après-midi. Le sentiment de l’implacable fuite des choses, de l’emportement irrésistible

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