‹ Henri Frederic Amiel;Fragments d'un Journal IntimeChapitre 4 sur 29 · Rien » en espagnol · texte numérisé non relu

Rien » en espagnol

du ‘1248 El

se résigner à la condition humaine d’abord et à ta condition individuelle ensuite.

15 avril 1867 (sept heures du matin). — Bourrasque pluvieuse cette nuit. Ma vieille femme de ménage dit que les coups de vent semblaient des coups de canon. Caprices d'avril! — Il fait gris et morne à la fenêtre et les toits sont lustrés d'eau. — Gleba putris et cervelle molle. Le printemps fait son œuvre, et l’âge implacable nous pousse vers notre fosse. Enfin, chacun son tour.

Allez, allez, Ô jeunes filles, Cueillir des bleuets dans les blés!

Mélancolie. Langueur. Lassitude. — Le goût du grand sommeil m’envahit, combattu pourtant par le besoin d’un sacrifice soutenu, par l'appétit héroïque. Ne sont-ce pas les deux manières d'échapper à soi-même? Dormir ou se donner, pour mourir à son moi : c'est le vœu du cœur. — Pauvre cœur!

Weissenstein!, 6 septembre 1867(dix heures du matin). — Vue merveilleuse, aveuglante de beauté! Au-dessus d’une mer de lait, inondée de lumière matinale, et dont les vagues houleuses

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