‹ Henri Heine et son tempsChapitre 12 sur 20 · PF · texte numérisé non relu

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Si, de la cour, nous passons à l'armée, nous voyons que Heine professait pour celle-ci, à cette époque du moins, une vive admiration : « C'est avec raison qu'on fait ici peu de cas des commerçants. Mais on en fait d'autant plus de ces beaux messieurs là-bas, avec leurs beaux chapeaux à plu- y mets et leurs tuniques bordées de rouge. Je ne suis pas un ami particulier des choses militaires; cependant, je dois l'avouer, c'est toujours pour moi un spectacle réjouissant de voir les officiers prussiens groupés en cercle dans le parc. De beaux hommes vigoureux, solides et pleins de vie ; çà et là seulement on aperçoit des figures d'aristocrates bouffis d'orgueil qui, par leur regard sottement provocateur, se distinguent de la foule (1). » Ce que Heine vante surtout, et avec raison, dans l'armée prussienne de 1821, c'est le service militaire obligatoire pour tous : « du fils du roi au fils du savetier, personne ne peut se soustraire à cette obligation... Notre jeunesse est par là garantie du danger de l'effémination... Pour mettre fin aux plaintes que fait naître ailleurs le fardeau du service militaire, il faudrait sans doute exempter les pékins blagueurs, les commis de magasin politiqueurs et tous les batteurs de pavé! Ici, voyez-vous ce paysan faire l'exercice : il porte, il présente les armes et... se tait. »

Cette admirable discipline, inflexible et la même pour tous , a fait ses preuves et il est permis de l'envier à l'armée prussienne. Mais , comme les plus belles choses du monde ont leur revers , il est pennis aussi de se demander si une nation tout entière, soumise à cette discipline de fer, peut continuer à être, ce qu'avait été l'Allemagne avant son absorption par la Prusse, une nation de libres esprits, de penseurs et de poètes originaux. Par exemple, à l'époque qui nous occupe, on venait d'assister, à Berlin même, au triomphe de la philosophie la plus individualiste, la plus

(1) Un peu de tout, p. 9.

suUJLctive qui fût jamais, la philosophie de Fichte. Au- Juurcrhiii il n'est pas à craindre que le moi de Fichte res- RUHt'iu^ un Allemagne: la consigne rabattrait bien vite sun f^r^ueil en le faisant rentrer dans les rangs. A cette nit'iiie «''jioque de 1821 vivaient les deux plus grands poètes lyi-iijues qu'ait eus l'Allemagne, Goethe et Heine. Les amis ài^ Ualhe s'efforcèrent à plusieurs reprises de l'attirer à lierlitij il se garda bien de les écouter : « Vous comptez sur UH^ vieilles années comme sur les feuilles de la Sibylle, » IcLir répondait-il. Heureusement pour la gloire de l'Alleujtti^nM\ ia libre génie de Gœthe ne connut jamais l'obéisf^unc't paBBÎve ; il est probable qu'il eût écrit autrement son Ffifi^l et surtout son Frométhée^ cette révolte superbe du w^î contre le despotisme déraisonnable des dieux, s'il avait dû faire ses « années d'apprentissage » dans une caserne prusî?icune. Quant à Heine lui-même, nous devinons bien ue i]U(3 l'Allemagne aurait gagné à mater son esprit indiscipline en le soumettant, dès la jeunesse, au régime de l'impiTntif catégorique représenté par un caporal poméranien ; imû^ nr^ua autres. Français, nous aurions vraiment trop m^vdi] à ce changement d'éducation; et enfin, pour nous plitcL'i' \i un point de vue plus élevé, l'Allemagne littéraire rl*aiitK'foi8, que nous préférons de beaucoup à l'Allemagne iniliiîure d'aujourd'hui, aurait eu dans Heine un moins gi^HTid poète, si Heine avait dû, comme ce paysan qu'il îx*Lrîit'diufc avec admiration dans le parc de Berlin, porter li'si armes ut se taire, au lieu d'avoir toujours été, à Dusseltlt*rf cumme à Bonn, et à Gœttingue comme à Berlin, un csjirit riiî^onneur et un génie indépendant.

Lii lit^rlin de 1821 était d'ailleurs la ville du monde où 1*11)1 s'tïccupait le moins de politique. On a vu plus haut i|iiu ItK pi'emières confiseries s'y étaient, établies en 1818 : r*i st \h .'Roulement, dans quelque obscur cabinet de lecture, aLU'iinut !i la boutique, qu'on venait lire, au milieu des

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fades odenrs de la confiserie, les journaux prussiens, plus douceâtres encore que les petits gâteaux et les sucreries berlinoises. On leur préférait de beaucoup les journaux étrangers, et Heine nous en donne la raison dans un passage de ses Reisebilder, écrit deux ans après son séjour à Berlin : « C'est la littérature de nos voisins au delà du Rhin et au delà du canal qu'il faut comparer avec notre littérature si on veut comprendre le vide et l'insignifiance de notre vie de bagatelles (Bagatell-Lebens). Souvent, quand je lis les journaux du matin, et que j'y trouve à chaque ligne la vie nationale du peuple anglais... ses assises et ses débats parlementaires, je prends alors, le cœur serré, une feuille allemande et j'y cherche des preuves de la vie d'un peuple, mais je ne trouve rien que des commérages de vieille femme sur }a littérature et des cancans de théâtre. Et du reste peut-on s'attendre à autre chose ? Quand, chez un peuple, toute vie politique e^t étouffée, ce peuple cherche ailleurs des sujets d'entretien et c'est à nous donner matière à jacasser que servent en Allemagne les écrivains et Ips comédiens (1). 5>

L'oracle de la bonne société à Berlin était le <r Journal du soir », un recueil de platitudes et d'enfantillages qui se publiait à Dresde et que Heine a persiflé dans une ode que lui attribue son ami Steinmann (2). Quant aux livres qu'on rencontrait sur les tables de tous les salons berlinois, c'étaient les, œuvres de Clauren, le plus grand fabricant de romans que possédât alors l'Allemagne; Clauren était le romancier à la mode, parce qu'il s'entendait à merveille à exciter d'abord les nerfs de ses lectrices par de petites histoires scandaleuses, pour les détendre ensuite par les torrents de larmes qu'arrachaient aux yeux des sensibles Ber-

(1) Reisebilder, t. I, p. 180, édit. aU. Ce passage n'existe pas dans redit, française.

(2) Steinmann, H, Heine, p, 168.

linoises les tragiques infortunes de ses héros. « En général, dit Heine, tout ce qui sort de la plume de Clauren à ici un immense succès. » C'est précisément ce succès de Claiireii qui nous permet de rendre pleine justice au mérite de Fauteur des Lettres de Berlin, Quand on jette un coup d'œll sur les platitudes sentimentales qui avaient tant de vogue en Allemagne au moment où Heine écrivait ces Lettres , quand on lit, en outre, sur le sujet même que traitait Heine, sur le Berlin de 1821, l'opuscule d'un écrivain très en renom, de la baronne de la Motte- Fouqué, lequel opuscule n'est qu'une description pompeuse et fastidieuse des fêtes et des bals de la cour, un récit bon tout au plus à mettre dans un journal de modes , on est agréablement surpris de trouver dans les Lettres de ce jeune homme de vingt et un ans un style si vif, si pimpant et déjà si personnel. On lui pardonne ses bons mots d'étudiant et ses plaisanteries berlinoises, parce que tout ce qu'il dit, bon ou mauvais, il le dit en termes clairs et parfois lumineux. Il y a bien ici, comme dans toutes ses œuvres en prose, de mauvais calembours et des traits d'esprit qui ne nous font pas trop rire, nous autres Français ; mais cet humour qui s'essaie dans les Lettres de Berlin, même lorsqu'il ne rencontre pas juste, nous avertit pourtant que nous avons affaire à un esprit vivant et hardi, qui sera original à sa façon et saura juger librement les hommes et les choses de son temps et de son

Pour achever ce tableau de la société berlinoise vers 1821, il nous reste à présenter au lecteur le monde des lettres et de l'Université.

C'est seulement à la fin du dix-huitième siècle et au commencement du dix-neuvième, que Berlin devint véritablement un foyer de lumières pour toute l'Allemagne : il recueillait à ce moment l'héritage littémire d'Iéna et de Weimar, que les grands écrivains et les philosophes abandon-

liaient peu à peu pour la capitale de la Prusse. Trois cauâes principales contribuèrent, semble-t-il, à la nouvelle prospérité de Berlin : l'arrivée des romantiques, Touverture des premiers salons berlinois et la fondation de l'Université.

Nous retrouverons plus loin les romantiques, ces premiers maîtres de Heine ; nous nous attacherons ici à faire connaître tout d'abord l'Université, ou du moins les professeurs dont Heine suivit les cours et dont il nous ai fait luimême le portrait ; nous dirons ensuite un mot des salons que Heine fréquenta lo plus assidûment et où il trouva des amis et d'illustres protecteurs. '^^'"^n^^^^

En 1821, la lumière de l'université de Berlin, c'était He- ^^^J^ gel. Le philosophe qui avait dû, à ses débuts, se contenter d'un auditoire bien modeste, il avait quatre élèves, était enfin arrivé à la gloire et on accourait en foule à ses cours. Les jeunes gens surtout se pressaient autour de sa chaire : le maître ne leur promettait-il pas ce que tout jeune étudiant qui a l'âme bien située vient chercher à l'Université, ce que l^étudiant de Faust demandait à Méphistophélès : « Je voudrais bien devenir tout à fait savant et embrasser tout ce qui est sur la terre et dans le ciel, la science et la nature. » La science en effet, au lieu du simple amour de la science, qu'enseigne la vulgaire philosophie, et non pas telle ou telle Ecience particulière, mais la science universelle, voilà la grande révélation que réservait à ses disciples le récent auteur de « l'Encyclopédie ». Ajoutez l'attrait qu'ont, pour la plupart des esprits, l'enchaînement des idées et la systématisation des faits : or, quelle doctrine pouvait offrir à l'esprit un ensemble plus méthodiquement et plus rigoureusement lié que cette puissante synthèse qui enserrait le monde tout entier, être et pensée, dans « les mailles de diamant y> de son inflexible dialectique ? Heine fut séduit comme les autres : il voulut, lui aussi, être initié au savoh* absolu et fut des plus assidus aux cours de Hegel. i

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Mf HEINE ET SON TEMPS.

Iljie paraît [ma y avoir beaucoup profité /après avoir passé deux ans k iicrm en Trançaîs une exposition de la philosophie de HejLî:^]^ i^ désespéra, en fin de compte, de « traduire les idùes hégéliennes dans la langue maternelle du boa sens et de TiiUelligibilité universelle », et, un jour que le feu pétilkit gïiîmen't dans son foyer, il jeta aux flammes mn manuscrit, a (^juand ces feuilles, fruit de tant de labeur, ^'envolèrent en fumée, j'entendis dans la cheminée un siftieiiient rîcaiiL^iir eumme le rire^d'un démon. » Était-ce le démon th lu dialectique hégélienne qui riait du poète incapable de lui arracher son secret ? « Pour dire la vérité, j'ai rarement compris ce pauvre Hegel et ce n'est que par des i-éfiexiiîus arrivées après coup que je parvins à sai- , sir le sens de ses paroles... Combien il est difficile de compreiidrc les écritsde Hegel, c'est ce dont je ne m'aperçus que bien des années plus tard, ici, à Paris... Dans la langue fm!K;îiî8e il faut savoir exactement ce qu'on a à dire et l'idée la plua bés^ieule est forcée de laisser tomber ses jupes TUjëtiques et de se montrer dans toute sa nuditéKl))^ »

Ce que disait Hegel à son auditoire berlinois en 1821 était pourtant tn^s clair, trop clair même pour l'honneur du pliilo90}>he fjui enseignait aloi;^ ce qu'on pourrait très justement apiîeler sa p hilosophie p russienne du droit et de I l'histoire. Arrébons-uous un instant sur ce .cours de 1821, ( qu'entendit Heiriû, eb dont il dut s'entretenir bien souvent j avL^Li un de ses intimes amis, un des plus illustres disciples jde Hegel, nous votilons parler du juriste Gans (2).

(Dana la Philosophie du droit, le système hégélien aboutit a une théorie parfaite de la monarchie prussienne. C'est à Berlin, sur le trône du roi de Prusse, en 1821, que

(L) 7Jtr l'AHemagm'^ 1. 1, p. 294.

Ç2) C*est «e demier qui eut l'honneur de donner au monde philo soiihiquela première édition de la Philosophie de l'histoire de Hegel, îwcc une feixiiU'cj[U£ibli: piéface de sa main.

la Eaison dialectique vient se reposer de son long voyage à travers la Nature et l'Esprit, car la « Philosophie du droit y> fut le couronnement de tout le système. Il est facile de montrer, en quelques mots, ce touchant accord entre la philosophie et la monarchie absolue.

La philosophie de Hegel a pour base la raison, elle repose sur la toute-puissance de l'Idée. Or l'État prussien, selon notre philoà)phe, est fondé, lui aussi, sur la puissance de l'esprit. L'ensemble de la réalité, pour Hegel, c'est <r la Substance » et le problème à résoudre, c'est de concilier cette substance, cette réalité extérieure, avec l'Esprit, de telle façon que la substance et l'esprit, l'être et la pensée ne fassent plus qu'un'. N'approfondissons pas davantage et voyons comme l'État prussien va résoudre ce grave problème : L'État prussien a, lui aussi, le bonheur de posséder une substance, c'est « la force morale d. En effet, s'écrie ce même Hegel qui, quelques années auparavant avait divinisé Napoléon et souhaité la victoire aux armées françaises, c'est lors de la guerre contre la France que la Prusse a feit éclater dans toute sa beauté cette « force morale », et c'est pour notre génération , un inappréciable honneur d'avoir vécu à cette époque glorieuse où la « substance prussienne » a triomphé. Maintenant, « la mission de la Prusse, » c'est de développer cette substance et de la conciher avec l'esprit, ce qui est, comme on l'a vu, la solution du grand problème dialectique.

Nous avons vu comment la Prusse entendait développer en 1821 sa substance morale : en mettant l'Allemagne entière dans la main de la police. Devant ces coups de force, dont se souvient le lecteur, devant la confiscation de toutes les libertés, libertés politiques, hberté de la parole et liberté de la presse, on croit que Hegel va s'indigneretprotester. Bien au contraire, il ne se sent pas de joie, il applaudit de tout cœur aux tristes ce résolutions de Carlsbad ;p, à la persécution de

tous ces « romantiques » qui rêvent de réformer la société et c( substituent leur raison individuelle à la raison générale de l'État », et si la police prussienne oublie de persécuter quelques-uns de ces songe-creux qui font de la « sentimentalité politique », eh bien, Hegel les signalera lui-même à la police, fussent-ils des hommes d'honneur et de dignes philosophes comme FriesJ Mais au nom de quel principe un I^ilosophe peut-il se persuader qu'il a le droit et le devoir de dénoncer un philosophe ? Au nom de ce principe, faux et suranné, que Hegel avait emprunté au paganisme, et qui veut que l'homme existe pour l'État et non l'État pour l'homme et que la volonté individuelle se soumette et s'immole à la raison générale. Mais cette raison enfin, que nous retrouvons partout, à tous les degrés du système hégélien, à quel signe la reconnaîtrons-nous ? Car si nous sacrifions notre liberté individuelle, notre âme même, à ce qui est rationnel, il vaut la peine de savoir ce qu'est au fond ce rationnel et à* quel titre il nous impose de si durs sacrifices. C'est alors que le génie de Hegel enfanta cette mémorable formule, dont sa nouvelle patrie ne devait malheureusement pas garder le monopole, mais que les Berlinois eurent les premiers l'honneur d'applaudir : « Tout ce qui est réel est rationnel ; » rationnel, c'est-à-dire légitime , et par conséquent le dernier mot de cette « philosophie du droit », c'est qu'il n'y a pas de droit, puisqu'on confond le droit avec le fait ; la force est donc la souveraine légitime du monde et le succès a toujours raison. C'était bien la peine d'être le premier philosophe de son temps et d'avoir usé sa vie à approfondir les plus difficiles problèmes pour en arriver à la morale si simple du loup qui égorgé Tagneau ; et encore les loups sont-ils moralement supérieurs aux philosophes qui vous démontrent doctoralement qu'ils ont raison de vous dépecer : les loups du moins vous mangent sans autre forme de procès,

Heine qui, dans son Allemagne, est très dur pour \ Schelling, « cet apostat, rampant dans les antres du Jésui- ^ tisme, » est, semble-t-il, beaucoup trop doux pour Hegel, auquel il ne reproche que a d'avoir prêté au statu quo de l'État et de l'Église quelques justifications très préjudiciablesnîp». Il est vrai [qu'ailleurs il se moque de lui dans \ un court dialogue qu'il échange avec le maître par une belle nuit étoilée : ^ Un soir, dans la maison de Hegel, prenant le café après le dîner, je me trouvais à côté de lui dans l'embrasure d'une fenêtre, et mgi, jeune homme de vingt ans, je regardais avec extase le ciel étoUé et j'appelais les astres le séjour des bienheureux. Mais le maître grommela en lui-même : « Les étoiles, hum ! hum î les étoiles ne sont qu'une lèpre luisante sur la face du ciel, d — Au nom de Dieu ! m'écriai- je, il n'y a donc pas là-haut un local de béatitude pour récompenser la vertu après la mort ? Mais Hegel, me regardant fixement de ses yeux blêmes, me dit d'un ton sec : « Vous réclamez donc à la fin encore un bon pourboire pour avoir soigné madame votre mère pendant sa maladfe ou pour n'avoir pas empoisonné monsieur votre père ? » A ces mots, il se retourna tout craintif, mai^ parut aussitôt rassuré en voyant que ses paroles n'avaient été entendues par personne autre que Henri Béer, qui s'était approché de lui pour l'inviter à une partie de whist (2). »J]

N'en déplaise à Heine, la métaphore saugrenue, qu'il ^ met dans la bouche de Hegel, nous paraît être une invention de sa part et une invention da^ingiivais goût. Ce n'est pas ainsi, en effet, que Ferdinand (J^assàlle, le célèbre philosophe socialiste, lui avait entendu raconter l'anecdote en 1846. a Tandis que Heine, les regards levés au ciel, rêvait \ tout haut sur l'amour divin qui anime les étoiles, il sentit

(1) De V Allemagne, t. I, p. 173.

(2) /Wc^., t. II, p. 294.

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