‹ Henri Heine, penseurChapitre 134 sur 188 · VI. ;j · texte numérisé non relu

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prophète du communisme en élablissantrinslilution au jubilé. — Sa sympathie d'ailleurs ne va pas seulement au judaïsme ; il enveloppe de la même bienveillance les diverses confessions chrétiennes. Il loue le protestantisme non plus seulement parce que la Réforme a été le point de départ de la philosophie allemande, mais encore et surtout à cause de ses mérites pour la découverte et la diffusion de FÉcriture sainte, et parce qu'en répandant la Bible sur tout le globe, en la glissant entre les mains de Thumanité entière, il a préparé — sans le vouloir peut-être — « le règne du pur sentiment religieux, de l'amour du prochain, de la vraie moralité enfin, qui ne peut être enseignée par des formules scolastico-dogmatiques, mais seulement par des images et des exemples, tel qu'il s'en trouve dans ce saint et beau livre d'éducation, écrit pour les enfants de tout âge, et que nous appelons la Bible » \ Heine enfin proteste hautement, soit de son admiration pour « l'enchaînement ingénieux et conséquent de tout ce système religieux et moral qu'on nomme l'Église catholique, apostolique et romaine », soit de son enthousiasme d'artiste pour « la douceur intime et infinie de la poésie spirituahste du catholicisme ». Il se défend d'avoir jamais attaqué son dogme ou son culte par la raillerie et le persiflage, décline toute comparaison avec l'impie Voltaire et affirme que, même à l'époque où il combattait avec l'ardeur la plus passionnée « les cagots venimeux qui s'agitent dans les sacristies de Bavière et d'Autriche », il avait toujours gardé une sincère vénération pour les véritables représentants du sacerdoce".

Mais il ne faudrait pas croire que ces sympathies nouvelles pour les formes positives de la religion aient amené Heine à s'inféoder à l'une quelconque des Églises existantes. Le réveil du sentiment religieux qui s'est fait en lui ne l'a jamais entraîné jusqu'à l'adhésion formelle à un dogme positif : « Cette renaissance du sentiment religieux, dit-il expressément, put suffire

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