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d'avoir quelqu'un dans le ciel, à qui il puisse adresser ses gémissements et ses lamentations pendant la nuit quand sa femme est couchée >; \ Et pourtant il tient beaucoup à affirmer, d'autre part, que sa conversion n'a pas sa source dans la misère physique, dans l'affaiblissement de ses facultés, dans celte peur du grand passage, dans cette pitoyable détresse qui pousse vers les hypothèses consolantes de la religion les miséreux, les malades et les mourants ^ Dans tous les cas il ne semble pas, en cfîet, qu'il prenne très au sérieux les « promesses )) de la religion. Parle-t-il de l'immortalité de l'âme, c'est pour la comparer à « ce bel os à moelle que le boucher, quand il est content de ses clients, dépose gratis dans leur panier », à cette « réjouissance » avec laquelle on fait de si bon consommé et qu'un pauvre diable de malade se gardera bien de refusera Mais il l'envisage sans enthousiasme : il nous montre le Corps parlant à l'Ame de <f ces froides salles du ciel où en silence errent les Eternités et me regardent en bâillant — tandis qu'elles font claquer d'un air d'ennui leurs pantoufles