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mépris pour rindustrialisme et serait capable de m'entraîner aux méchancetés les plus distinguées, peut-être même, à force de dégoûts et de dépits, me faire quitter cette vie incommode avec ses détresses plébéiennes \ » On comprend que, dans ces conditions, Heine ait ressenti quelque angoisse au moment où il lui fallut prendre la résolution de s'expatrier.
Il s'y résigne cependant. Certain qu'il n'y a plus pour lui d'espoir de se faire une situation dans sa patrie, persuadé qu'une ère de réaction plus oppressive que jamais va s'ouvrir pour l'Allemagne, craignant pour sa liberté personnelle s'il ne se met pas hors de la portée des gouvernements qu'il attaque, il brûle enfm ses vaisseaux et se rend à Paris. Là, comme il l'écrit à Varnhagen, « il pourra respirer un air pur, se livrer tout entier aux saintes pensées de sa nouvelle religion et devenir peut-être un de ses prêtres en y recevant la consécration dernière " ».