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lecteurs sous mille formes diverses; mais le fonds d'idées qui alimente cette polémique est assez mince. Nous retrouvons presque toujours sous sa plume des variations nouvelles des thèmes qu'il développait déjà avant son départ pour Paris. Il affirme la nécessité de délivrer les rois de la tyrannie que font peser sur eux les aristocrates et les lois de l'étiquette ' ; il prêche « la sainte alliance des nations » et espère que les peuples, désormais, ne se laisseront plus exciter à la haine et à la guerre par les écrivains servîtes de l'aristocratie '^ ; il condamne avec énergie le patriotisme étroit et haineux des teutomanes et proclame avec instance les avantages d'une entente spirituelle et matérielle entre la France et l'Allemagne^, tout en protestant avec indignation contre l'accusation de représenter « le parti français en Allemagne », en disant très haut sa ferme volonté de faire respecter l'intégrité du territoire allemand et en opposant son patriotisme éclairé mais sincère au cosmopolitisme dangereux des ultramontains; il s'en prend à la propagande catholique de Munich et de Monne '* et met ses amis en garde contre le péril croissant du