DOCUMENTS INÉDITS
Les documents que je publie à cette place sont : les uns complètement inédits, les autres connus seulement par la traduction allemande qui en a paru, sous ma signature, dans la Deutsche Rundschau (juin et juillet 1894). Le texte français des uns comme des autres est donc, jusqu'à présent, inédit; on m'a tant de fois invité èi le publier, que je n'hésite pas à le joindre à mon étude sur Henri Heine.
La plupart de ces documents se trouvent en la possession de M. Calmann Lévy : c'est par l'exquise obligeance de M. Jean Bourdeau que j'en ai eu communication. M. Bourdeau, malgré les droits que lui donnaient ses études sur Henri Heine, a voulu me laisser la joie de classer et de publier ces pièces : je ne saurais laisser son nom dans l'ombre. Je tiens à dire quel appui affectueux j'ai toujours trouvé auprès de lui, et à lui en exprimer ici toute ma reconnaissance.
M. Calmann Lévy, avec une charmante courtoisie, m'a permis de communiquer au public ces doeu-
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ments qui lui appartiennent : qull me permette de Ten remercier vivement.
Enfin, M. le D' Evarisle Michel et M. Paul Leroy-Beaulieu ont bien voulu encourager mon travail en me communiquant des lettres inédites : le premier, de Mignet, son oncle; le second, de Michel Chevalier, son beau-père. J'ai trouvé auprès de ces messieurs un accueil si bienveillant que je tiens à les en remercier publiquement.
Les documents qui vont suivre sont de trois sortes :
1^ Des lettres ou des brouillons de lettres;
2» Des fragments de préfaces inédites;
3^ Des traductions autographes inédites.
Je ne saurais reprendre ici le commentaire dont j'ai accompagné^ dans la Deutsche Rundschau^ la publication des lettres. Mais je tiens à dire que ma défense de Thonnêteté de Henri Heine, à propos de la pension qu'il reçut de Thiers, a paru convaincante à tous les Heine-Forscher : elle m'a valu quelques injures dans des feuilles allemandes antisémites et gallophobes. Sur la seconde partie de ma démonstration, relative à la longueur probable [des Mémoires^ quelques doutes se sont élevés. Je dois en particulier à mon excellent ami, M. Charles Andler, maître de conférences à l'École normale supérieure, une discussion très solide de mon argumentation : je concluais que les Mémoires n'avaient pas dû dépasser Tannée 1832; M. Andler, interprétant plus largement la lettre à Guizot de l'année 1855, est d'avis qu'il
faudrait dire 1840 au lieu de 1832. Je me range volontiers à son avis.