‹ Henri Heine, poèteChapitre 11 sur 142 · INTRODUCTION. XII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XII

vulgaires créations : qu'il se moque du romantisme, qu'il haf""*^ Platen, ou qu'il lance ses flèches contre Borne, Herwegh et les Don Quichotte du libéralisme, c'est toujours au nom de la nature offensée ou défigurée à ses yeux. Pourtant, il n'y a peut-être pas un poète allemand que la critique superficielle ait plus souvent accusé de s'éloigner de la nature. Il faut, en effet, une étude attentive pour comprendre que c*est elle que l'on retrouve au fond de toutes ses œuvres, malgré son exagération passionnée, ses parti s pris injustes et ses perpétuelles dissonances.

Malgré les qualités de son esprit et de son cœur, Betty Heine ne sut pas a pporter beaucou p de suite dans l'éducation de son fîls aîné. A celte époque troublée où toutes les espérances étaient permises aux plus humbles, elle rêva pour Henri une grande destinée. Malheureusement, elle semble avoir cherché à profiter pour lui d'une heureuse occasion, plutôt qu'à l'amener lentement au bu t par une sévère discipline. Bien des projets traversèrent son esprit : la libération des Juifs était consommée, ils pouvaient, théoriquement, tout au moins, prétendre à toutes les carrières. EUe confia l'enfant aux prêtres catholiques qui enseignaient au Lyceum de Dûsseldorf le latin, le grec, le français, Tallemand et les mathématiques. Puis, au bout de quelques années,

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