‹ Henri Heine, poèteChapitre 12 sur 142 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

elle lui fit brusquement inteï*rompre ses études. Peut-être Samson Heine vit-il à ce moment ses affaires périditar; peut-être comprit-il qu'il ne pourrait soutenir longtemps son fils dans des éludes qui ne le nourriraient pas; peut-être enfin craignit-il que l'indépendance du jeune homme, son esprit frondeur et son peu d'application, unis à sa dangereuse manie d'aligne r des vers, ne le fissent échouer dans toute carrière libérale Xkxx j)eu sérieuse. Nous ne savons rien de précis à cet égard. Du moins, dès Tannée 1815, Henri Heine fut conduit par son père à Francfort-sur-Ie-Mein pour y étudier la banque, et peu après ^ répice çie en gros ; telle fut l'entrée dans le monde de celui qui, douze ans plus tard, devait être l'auteur du liuch der Lieder.

Au milieu de sa famille et des directions successives qu'elle donnait à ses études, le jeune homme se trouvait déjà enc hevê tré dans un réseau, de contradictions; une promenade dans les rues suffisait à lui faire sentir de nouveaux contrastes : ceux de la nationalité. Il était juif, mais né en pays allemand, et voilà que, dans sa ville natale, les Français glorieux étaient établis en maîtres. Leur premier soin avait été d'assimiler les Juifs aux autres citoyens; ils devaient être sympathiques à ceux qu'ils avaient libérés. Mais, en outre,^ quelle auréole de gloire CÊignait leur front! Avec

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